‹ Le peuple de Rome vers 1840Chapitre 67 sur 80 · Les Édits, — Les Placets · texte numérisé non relu

Les Édits, — Les Placets

C'est le Cardinal Vicaire qui fait afficher sur les murs de Les édits. Rome le texte des nouveaux arrêtés; c'est lui qui « invente « les péchés pour les punir ensuite » 4.

Ces édits sont innombrables; ils font une camisole par laquelle le pape tient Rome au chaud 5. « Entre deux mal- « heurs, le pape s'ingénie et affiche des arrêtés, il emprunte, « il loue, et rien ne change. Il a raison celui qui disait hier « que ces édits sont des guenilles qu'un pape colle aux (( murs et qu'un chiffonnier emporte » (II, 299).

1 Deux avocats suffiraient à mettre le paradis sens dessus dessous.

8 Voyez II, 297, l'expression résignée : « oggniaggnello ar zuo mascello ». * V, 339.

5 IV, 19. — Les mentions d'édits sont très nombreuses; par exemple : II, 155, 209,347, i05; III, 14(5. 350, 387; IV, 169, 241; V, 244, 302.

Si du moins ces édits et ces changements perpétuels apportaient quelque "soulagement au peuple ! mais ils ne profitent qu'à ceux qui les font :

Viva chi scrive, e bbuggiarà cchi llegge i.

« Les affiches qu'on voit coller sur les murs de Rome, « pour la comédie, les concerts, les bals, sont de toutes les « couleurs : rouges, jaunes, bleues, afin de mieux attirer « l'œil. Et les édits de cette farce que nous joue le pape, de « quelle couleur sont-ils? du vert de l'espérance )) (II, 399). Toutes ces affiches sont en effet couvertes de belles promesses qui ne se réalisent jamais. Pourquoi? à cause des privilèges. Les clercs d'abord, puis les nobles, puis les riches, tous ceux-là échappent d'une façon ou d'une autre, tandis que le popolino est toujours frappé et paie toujours. « A peine y a-t-il une loi nouvelle à Rome, que M. A. et (( M. R. sortent leurs diplômes, et la loi se retouche, se corce rige et se châtre ».

Ecco in che ppiede stanno li Romani.

E cquesta è una città? cche ! sta sporchizzia ?!

No, cchiamela, per dio, Terra de cani.

Nous avons d'abord les édits sur ce qu'il est permis ou défendu de manger-, et sur l'observance des fêtes- religieuses. Les dimanches et autres jours de fête, il est interdil de travailler, soit en ville, soit à la campagne, soi! dans l'intérieur des maisons, et interdit aussi de faire travailler 1rs bêtes; la moindre transgression sera punie de vingt-cinq écus d'amende, dont mi quart sera donné à la police ou au dénonciateur (on en taira le nom) :{. Los pintes, les gargotes et les

Ml, 363.

►65. — Privilèges des ecclésiastiques: II, 348; v, 265.— Voyez III, 317, les peines particulièrement sévères contre ceux qui détiendraient les biens d'un prêtre après s<>ii d<

iv, 105.

restaurants n'ouvriront qu'à une heure fixe et pour un temps déterminé, tandis que les églises seront ouvertes à tous1. Par malheur pour la religion, l'horaire fixé par l'édit est de telle sorte, qu'avec un peu d'habileté le buveur passe paisiblement de la « bettola » à l' « osteria », et de l'osteria à la « trattoria ».

Les pintiers ont fait de tout temps des affaires d'or dans la Cité des papes. L'oisiveté, le manque de toute participation aux affaires publiques, les brusques passages du dénûment à l'abondance (grâce aux immorales distributions d'argent et à tous les trucs que nous avons déjà vus), en un mot la vie îrrégulière, au jour le jour, pousse les Romains aux longues séances à l'ostérie. La papauté n'a combattu ce vice que bien mollement, sans esprit de suite, et par des mesures purement extérieures. Tel l'arrêté de Léon XII, dit des « cancelletti », qui ordonnait aux pintiers de mettre une barrière à leur porte, de sorte que le client ne pouvait entrer et s'arrêter, mais devait vider son verre, debout, sur le trottoir, en toute hâte 2. Le résultat fut qu'on s'enivra dans la rue et le scandale n'en fut que plus grand. Le gouvernement devait hésiter d'ailleurs à mécontenter les buveurs ; c'est parmi eux qu'il recrutait ses adhérents les plus fanatiques. Lorsque le 28 novembre 1832, le gouverneur publia un arrêté provisoire qui restreignait les libertés des ostéries, ceux qui protestèrent disaient :

Papa Grigoiïo, di' ar Governatore,

Ghë sto popolo tuo trasteverino.

Si pperde l'ostarie, fa cquarch' orrore.

Noi mànnesce :î a scannatte er giacubbino. Spènnesce * ar prezzo che tte va ppiù a ccore. Ma gguai, pe' ccristo, a cchi cce tocca er vino.

3 Mandaci. Envoie-nous égorger les jacobins.

4 Spendici. Emploie-nous.

Les plaintes les plus amères partent des petits commerçants : « Qui veut ouvrir une boutique doit aller d'abord chez « Monseigneur le Gouverneur, et là attendre un an jusqu'à ce « qu'on lui dise : oui. Finalement, tu ouvres; mais voilà « Monseigneur l'intendant des vivres qui te tombe dessus « pour savoir si tu as la licence, quand elle a été faite, et ce comment, et par qui; quand il a tout vu, il te ferme ta « boutique. Quand tu y as remédié, voilà le Cardinal Vicaire « qui veut savoir si tu as bien dit la vérité Enfin tout est en « règle ; voici un nouvel édit, et sans t'en dire davantage, ils « te mangent ta boutique avec ce qu'il y a dedans » (II, 169).

Il est une parole surtout que ces pauvres gens épellent avec tristesse, lorsqu'ils se rassemblent en foule devant le texte d'un nouvel arrêté ] ; c'est la parole « gabbelle ». « Oh! (( les belles lettres, les belles arabesques ! Il y avait là trois « pintiers et deux boulangers qui en disaient pis que pendre. « Ces imbéciles ne comprennent pas leur avantage » (II, 234).

En 1837, pour raisons de prudence, un édit supprime en quelques mots les fêtes de Carnaval ; c'est un désastre poulies marchands de masques, les loueurs de costumes, les fabricants de « confetti », les vendeurs de « moccoletti » 2.

La mendicité elle-même est en quelque sorte patentée par le gouvernement; il est une loi à la vérité qui envoie en prison tous les mendiants désœuvrés (!) et cependant « les a rues, les églises, les cafés, les ostéries, 1rs escaliers sont « pleins de pauvres auxquels personne ne dit rien, tandis « que d'autre part le peuple paie des impôts, soi-disant pour «l'assistance publique»3; pour augmenter la confusion, voici un autre édit qui enjoinl aux g chevaliers de la faim »

d.' porter une plaque les ;uil<»iis;uil à tendre la main aux

passants3! Il en scia «le cet arrêté comme «le tant d'autres;

* v, 12. Voyez iv, 70, un sonnet Ironique ;> i>r<>|u>> d'un édit qui dé terminait avec plus de précision !;• valeur des tfn unaiea. iv. 100.

le gouvernement les publie pour tranquilliser sa conscience, mais personne ne songe à les observer ni à les faire observer. — C'est le cas par exemple pour ce1 édit que l'autorité fait afficher chaque année, au commencement de l'été, contre les chiens vagabonds, afin de prévenir les cas d'hydrophobie L

Enfin, pour donner une idée des ingérences de l'État ecclésiastique dans les affaires de la vie privée, il suffit de rappeler l'édit d'un évêque de Sinigaglia (43 décembre 1844) qui interdit aux amoureux de se faire des cadeaux2 !

Le fait qui ressort clairement de tout ceci c'est que la loi n'est qu'un manteau troué dont se recouvre l'arbitraire. Les uns protestent tout haut, ce sont les « jacobins » : nous en parlerons tout à l'heure ; d'autres se taisent en haussant les épaules, un sourire sarcastique à la lèvre ; enfin les malins, les timides, les vaincus et les démoralisés, tous ceux-là s'ingénient à tirer le meilleur parti de la situation. Ils savent bien que crier justice, en appeler aux tribunaux, c'est peine perdue; puisque c'est l'arbitraire qui gouverne, ils ont recours eux aussi à l'arbitraire pour vivre et jouir; ils s'engagent sur le chemin des protections et des humbles placets. Les suppli- Il faut courber la tête et ramper; il faut flatter le moindre ques. laquais du Monseigneur, user le pavé des antichambres ; de pourboire en pourboire et de bassesse en bassesse, il faut s'insinuer auprès d'un secrétaire, savoir pleurer au moment opportun, avaler en silence les refus et les grossièretés ; il faut mentir, abdiquer toute vergogne, subir enfin le moine et le curé dans la rue, à table et jusque dans le lit conjugal. A ce prix, quand on se sera fait l'âme vile d'un esclave, votre placet arrivera à bon port, et vous vaudra peut-être l'aumône d'un peu de pain ou la grâce d'un innocent.

Quelle que soit la justesse de la requête, le principal est de trouver qui saura la faire parvenir. « Le mémorial que

« j'ai jeté au pape, dans son carrosse, il l'a passé au cardi- (( nal; il faudrait maintenant trouver un bon « tuyau », et je « pense à cette Fortunata que le cardinal a mariée à son « avocat ; il la protège depuis longtemps et même il est parce rain d'un de ses enfants qui est le portrait tout craché de « Son Éminence » (II, 106). Quiconque n'est pas épaulé de la sorte court le risque de voir comment Monseigneur fait envelopper des cure-dents dans le papier du placet1. Le refus est souvent grossier2; témoin ce pauvre diable qui a finalement obtenu une audience après dix essais infructueux :

Lui 3 stava quieto ; e io : « Dov' è er dilitto ? Gh' ha ffatto er tijjo mio ? fora le prove : Nun parlo hbene? » E Monziggnore zzitto.

Ner mejjo der discorzo, er calzolaro Venne a pportajje un par de scarpe nove, E mme mmannorno via corn' un zomaro.

Un autre a plus de chance : au moment où Son Éminence va refuser, entre une belle dame... et le cardinal tout rouge, comme illuminé d'En Haut, se hâte de donner la signature demandée « et s'en va faire bon voyage » *.

Toutes les demandes de subside sont inutiles, dit un sage; le Trésorier n'a que trop à faire à payer les cardinaux5; même quand le secours est accordé, la moitié s'en perd dans les mains des employés*. — Quoi qu'il en soit, il ne faut jamais perdre patience, mais insister au contraire, fl Quel c risque y a-t-il*? de rester le bec dans IVan. (iros-.lean

( 'est Monseigneur.

■ il, 233.

b i\. i • II, tl

;omme devant? N<>n. à force d'aboyer, on finit par lécher

ce quelque chose » (IV, 195) l.

Une condition essentielle, c'esl aussi de présenter la môme requête à plusieurs personnes2; pour peu qu'on sache s'y prendre, on finit par persuader quelqu'un, a Prends donc « ce mémorial, Marthe, et porte-le ainsi sous ton tablier, « et dis à ceux que tu rencontres : Monsieur un Tel, faitesce moi le plaisir de lire ce papier. — Tu manques ton coup ce la première fois? Le mal n'est pas grand ; la deuxième fois, ce ou la troisième, ou la quatrième, tu verras que le papier « porte ses fruits, à moins que le monde n'aille à la dérive».

Dira cquarcuno : « De chi sséte fijja? »

Tu allora abbassa l'occhi e ddi' ttremanno :

« D'una povera madré de famijja ».

A cquanti, fijja mia, nun té ne danno, Dijje : « Pazienza ». Da chi ddà, tu ppijja, Ma nun avé minai resti ar tu' commanno 3.

Avant de parler de l'opposition jacobine et des moyens de La bienfairépression, j'intercale ici quelques renseignements de moin- sancedre importance qui occupent peu de place dans l'œuvre de Belli. Il s'agit d'abord des œuvres de bienfaisance du gouvernement pontifical 4 : l'Istituto di Beneficenza, fondé à Rome par le gouvernement de Napoléon et conservé à grand'peine aux temps de la Restauration; à juger d'après les sonnets de Belli, la Beneficenza a surtout pour but de donner du travail aux ouvriers désœuvrés; c'est elle qui a exécuté les grands travaux de terrassement au Pincio 5, et les fouilles

1 Cf. V, 435.

:{ Prends garde de ne jamais avoir de monnaie pour rendre. 4 J'ai déjà parlé de la charité des couvents, des confréries et des distributions éventuelles faites sur l'ordre du pape. Voyez p. 277, 278, 321, 328 à III, 116.

du Gapitole *. Le plus souvent, hélas, les fonds publies sont épuisés... pour ces travaux-là2; «deux mille bras restent sans travail et mille bouches sans pain 3 ».

Une autre bonne institution est celle de l'assistance des malades indigents. Il y a pour chaque quartier (rione), un médecin, un chirurgien et un pharmacien tenus de soigner les pauvres gratis; il ne semble pas qu'ils s'acquittent de leur tâche avec beaucoup de zèle. « Miseri poveri ! » s'écrie Belli dans une note. Voici un dialogue entre le médecin et une parente du patient :

Oh ssor dottore. — Ebbene? Pammalata? — Eh, un' ora fa mmé la so' vvista bbrutta *. — Perché? — Pperché ss'era intisita tutta *. — Niente : un poco di febbre risaltata.

L'ha presa quella roba? — L'ha ppijjata. — Brava. E... dicevo... il vescicante ? — Frutta 6. — Bene. Dov' è l'orina? — Uh ! 11' ho bbuttata. — Ma, figliola, l'orina non si butta. —

Nun penzi : da cqui avanti je la lasso. — Brutta lingua ! — Ce vb er vommitativo ? — Stiamo a vedere come va da basso. —

E cquanno lo dira? — Quando ritorno.

Tratanto posso fajje un lavativo ? — Fatelo. E ci vedremo un altro giorno.

Ij> Sénat. Enfin, il faut dire quelques mois du Sénateur de Rome. La triste histoire du Sénat à travers le moyen âge n'est pas à faire ici en détail7. Je la résumerai brièvement : Le Sénat,

•' m, 155. Cf. Il, 203, loi.

III, lld.

4 j'ai eu bien peur.

Bile avail Les membres toul raidis.

'• i,»' vésicatoire fait bon effet.

renvoie simplement fa l'ouvrage de Orégorovlus, et, pour plus de brièveté, au chapitre i" du tome III de Sllvagni La Corteela Société Uomana nei tecoli \ v 1 1 1 t XIX,

déjà dépouillé de ses droits réels par les empereurs, subsista cependant dans sa forme extérieure jusque vers le V6 siècle : à cette époque, les familles dans lesquelles il se recrutait disparurent en grande partie, la plupart victimes des invasions et des pillages, les autres émigrées à Gonstantinople ou en d'autres pays plus paisibles. Pourtant, le Sénat m cessa pas de végéter; le nom seul de cette « assemblée de rois » en imposait aux barbares, aux empereurs et aux papes. Le Sénat concourait avec le clergé et le peuple à l'élection des papes; il gardait encore un semblant d'autorité en matière civile, et avait une juridiction à lui; il était en quelque sorte un conseil communal... très surveillé. D'ailleurs le Sénat se réduisait de plus en plus à un seul homme, appelé le Sénateur, lequel avait en dessous de lui trois « conservateurs », un c prieur » des caporioni4, treize « caporioni », et cinquante-six députés nommés par la ville, formant le Conseil secret. Une assemblée générale de. tous les citoyens majeurs fut abolie en 1662.

Le Sénateur disposait d'un corps de milices, dit des capo- Lori; il portait un sceptre d'ivoire, battait monnaie et gouvernait la ville en temps de vacance du Saint-Siège ; il présidait à l'édilité et aux marchés, et jugeait en matière d'art et d'agriculture. Le Sénat avait aussi un semblant d'autorité judiciaire qui lui fut enlevé en 1847, ainsi que nous l'avons déjà vu 2.

Les attributions diverses du Sénateur devinrent de plus en plus fictives; le pape prenait tout pour lui ; finalement, aux temps dont nous parlons, il ne restait plus au Sénateur qu'une installation et des réceptions somptueuses, le droit de laver les mains au pape et de faire courir les « barberi » 3.

1 C'est-à-dire : « chefs des rioni ». Il y avait 13 rioni ou quartiers. * Voyez page 355 et Belli V, 373, 378.

3 Je parlerai plus tard des relations spéciales du Sénateur avec les Juifs.

Il faut se souvenir de cet état de choses pour goûter l'ironie des sonnets où il est question du Sénateur :

Ghe ffarà a Rroma er popolo romano Adesso che jje more er Zenatore * ?

Corne faranno, adesso che llui more, Li vassalli de Gori e Vvitorchiano 2 ?

Ghe ffarà adesso er povero sovrano Der Vicario de Ddio nostro Siggnore, Senza sta prima carica d'onore Ghe lo vadi a sservi dda lavamano ?

E ccome se farà ggiuveddi-ggrasso,

Ghe nun ce sarà ppiù cchi bbatti er Corzo

Fra le carrozze che jje danno er passo3 ?

Quieti pe' ccarità, cchè, llui crepato, Nun mancherà de scerto un' antro torzo * Da méttelo a la testa der Zenato.

Point n'est besoin de grandes vertus pour être Sénateur .

Li riquisiti per entra in funzione

So' una bbrava perucca in zu la coccia s,

Un par de guanti bbianchi, e un ber rubbone ,;.

Pie IX enleva au Sénateur l'autorité judiciaire, mais chercha du moins à lui rendre quelques attributions municipales,

1 il s'agit du prince don Paluzzo altieri, décédé dans la nuit du 9 au in janvier 1834.

s Le peuple romain possédait quatre fiefs : Vitorchiano, Cori, Magliano e< Barbarano.

i Le premier jour de carnaval el Le Jeudi-gras, le Sénateur « bat i<j < orso »> <*n passant avec ses voitures entré <i«'nx Aies <Li carrosses.

1 i ii autre Imbécile.

• suc î.i tête (sur i.i coquille).

1 S t tement du Sénateur, <ic soie et iV^v.

7 Le succeseur de Don Paluzso altierl fut Orsini, <iu<- <i<> Gravlna(lll, un autre sonnet (III, 138) fait allusion a la rivalité entre Orsini «'t corsini : celui-ci avait été Sénateur avant altleriet s'était retiré en suite de dissentiment avec Le pape; LI revint au Sénat le l,rJanvier 1848.

usurpées par les papes ses prédécesseurs. Il semble que la suppression du Tribunal criminel ait soulevé quelque mécontentement ; un Romain s'écrie d'un air menaçanl (mais

l'intention est ironique, cela va sans dire) : « Ça va causer ce un égorgement dans Rome. Si le Sénateur armait les Fii dèles, les scribes, les Caporioni et les Capotori, tous les « frères de FAraceli, tous les débiteurs emprisonnés..., mon « Dieu! mon poil se hérisse en pensant à tout ce sang réc pandu! » (V, 378) *.

Voilà ce que les siècles ont fait du Senatus Populusque Rom an us 1

Page 1