LB PWTLR DU VAI.AIS
«st contenue; toutefois, nous verrons plus loin combien vient s'accentuer enrarc dans l'émigration o«t instinct moutonnier de la race.
Il s'agit bien, en effet d'un instinct propre à cette race, car voici que Ea classe dirigeante elle-même va l'appliquer dans son domaine et s'en faire une source de revenu en même temps qu'un levier politique. La banque et l'escompte sont encore un élément importé avec les nouveaux besoins créés depuis l'apparition du chemin de fer. Autrefois, hormis les années d'extrême détresse, le paysan n'empiuntait guère, et, lorsqu'il ne pouvait trouver d'autre expédient, il s'adressait à quelque voisin plus aisé, lui signait une « créance » et, moyennant un honnête intérêt, pouvait attendre, sans grand souci, que des circonstances plus favorables vinssent le délivrer de l'unique dette. Cependant, le chiffre de la population s'étant accru, et avec lui les nouvelles exigences de la vie sociale, ces nécessités exceptionnelles devinrent bientôt générales: C'est en présence de cette situation nouvelle qu'en 1836, un décret du Grand Conseil instituait une banque cantonale, soit une banque d'Etat, au capital de 1.500.000 francs, divisé en 6.000 actions de â.'iO francs L'Etat y contribuait pour un cinquième (300,000 francs).
Mais une profonde obscurité étant bientôt venue régner sur la situation financière du pays, les comptes de cet établissement allèrent complaisamment se mélanger à ceux de l'Etat, grâce à la connivence de la direction de la Banque et do département des finances. La guen-e franco-allemande lui ayant, par surcroît, fermé les nouvelles sources de crédit, le Conseil de la banque dut, vers la fin de 1871, en décider la liquidation: le
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seul Etut du Valais en était devenu débiteur pour plus de