‹ Le peuple du ValaisChapitre 48 sur 66 · I.A COMMI'XE · texte numérisé non relu

I.A COMMI'XE

plus petit relativement an nombre d'hommes éclairés qu'il postiédait, ceux-ci s'iiipéni^^reot à détacher du dixwn d'Hérens les deux communes de Savièse et d'Arbaz. Grâce à cette combinaison, le cercle éleetoi-a! de Sion, sensiblement arrondi, mettait quelques sièges de plus A la dii^position des politiciens de la ■capitale. Sans doute le peuple fut consulté, mais ec peuple de lignerons a ses mœurs spéciales, ce que ses chefs n'avaient pas oublié. Afin d'entraîner toute l' a opinion », les femmes comprises, on fit descendre du sommet des pâturages alpestres de larges chaudières à fromage où l'on fit bouillir eu plein air le vin cannelle destiné à assurer cette victoire ™ populaii* n qui de fait n'était destinée qu'à sauvegarder certains privilèges du fiatriciat sédunois.

Comme on peut le présumer, il y eut une fractiou indignée: la population de la vallée d'Héi'ens protesta violemment contre ce démembrement de son dixain. Afin d'apaiser les protestataires, te gouvernement fit décréter alors la construction d'une route ■caroBsable menant dans cette vallée. Citons un nouveau trdt de cet état d'esprit de la race, Lorsqu'en 1788, s'opéi-a * l'absorption de l'ancienne commune d'Outre-Viéze dans la a noble bourgeoisie de Monthey », des protestations déclamatoires étaient poussées par les autorités d'Outi-e-Vièze. Désirant garder leurs positions, elles s'écriaient, faisant allusion aux fusionnistes : « Une bande de communiers d'Outre- Vièze, qui « ne se sont jamais réunis sous la présidence d'un juge et qui « n'ont jamws paru à une assemblée régulièrement convoquée <( par Vaulorité, une pareille bande se permet de conclure de « son chef un traité avec ceux de Monthey ! »

C'était donc l'autorité, c'est-à-dii'C la minorité, qui s'opposait A une fusion dont l'effet premier allait être la suppression des «harges publiques qu'elle détenait.

Par cette étude nous croyons avoir démontré d'une manière plus qu'évidente que c'est le Clan local qui enfanta ces petites démocraties fédératives si harmonieusement adaptées à la structure orographique du noyau central des Grandes Alpes.

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La Commune, premier engrenage offlcie d'auti-e force cpie celle que le pkot du clai l'on comprend sans effort que, jalouse de se réserve la première part dans la répart:

général, se bornant par suite à transférer gn6 de l'Etat le di^ehet de son énergie. ^ plus concluante des preuves quand nous s des isolées ou groupées s'imposer libremei digieux plutôt que d'aller frapper à la | solliciter une aide qui ne leur aurait peut-

Toutes les communes du Valais sont a

sies • instituées sur la base de la démocra Sion posséda jusqu'à la fln de l'ancien rég de bourgeobie aristocratique et priviléf d'égalité n'a pas complètement détaché li raison du prestige et des prérogatives qu nobles ou boui^eoises sont parvenues à c( veau régime, tant dans l'Etat que dans la il d'examiner la formation sociale de cette ger ce rôle de Rome en diminutif qu'elle du dernier siècle ris-à-vis des petites pro l'entouraient.

Dans la population agglomérée que la au XVIII"" siècle — â.500 âmes au plus — gens titrés. A leur tète était le Bourgmes ou de doge, qui pr<^idait le Conseil de V:

quati-e membres, dont sept élus à vie. C ces sept privilégiés qu'on le choisissait. G(

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