‹ Le peuple et la bourgeoisieChapitre 20 sur 111 · Coutume d'Auvergne, II, i · texte numérisé non relu

Coutume d'Auvergne, II, i

nage et distribue le travail à tous les autres ; s'il se conduit mal, elles le destituent et en choisissent un autre ; mais les dettes contractées par le premier sont toujours à la charge de la communauté. » — Un autre, De la Lande^ en 1774, donne des détails à peu près pareils : « C'a été autrefois une coutume générale en ce royaume, qu'il s'introduisit une société tacite entre plusieurs vivant et demeurant ensemble, par an et jour... Elle se pratique particulièrement entre gens de village, parmi lesquels il y a de grandes familles, lesquelles vivent en société et ont un chef qui commande et donne les ordres, et c'est pour l'ordinaire le plus âgé d'entre eux, comme il est aisé de remarquer dans le Berry, Nivernais, Bourbonnais, Saintonge et autres lieux *. » — « Ces sociétés, dit un autre, sont non seulement fréquentes, mais ordinaires, voire nécessaires, en tant que l'exercice du ménage rustique consiste non seulement au labourage, mais aussi à la nourriture du bétail, ce qui désire une multitude de per-

sonnes ^ »

Ces nombreuses sociétés de vilains et d'agriculteurs couvrirent et fécondèrent le sol de la France. On les trouve partout, au midi et au nord, dans les provinces les plus opposées d'usages et de mœurs, dans les pays de droit écrit comme dans les pays de coutume, dans ceux où les habitudes imposent au mariage le régime dotal comme

i. Coutume d'Orléans,

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