‹ Le peuple et la bourgeoisieChapitre 35 sur 111 · E. Levasseur, Hist, des Clmses ouvrières · texte numérisé non relu

E. Levasseur, Hist, des Clmses ouvrières

ils échouèrent dans la plupart de leurs réformes, parce que la royauté ne possédait encore ni la pleine conscience de son œuvre, ni la force de l'accomplir; qu'elle n'avait pas assez de suite dans ses desseins, et que, toujours besoigneuse, elle tournait toute chose en mesure fiscale *.

Ce fut Henri III d'abord, puis Henri IV, qui serrèrent le frein aux corps de métiers. L'ordonnance de Henri III, en 1581 , ne touchait que l'organisation des ouvriers^ et se proposait quatre choses :

1** Organiser en corps de métiers tous les artisans du royaume ;

2"^ Faire que le système des corporations fût beaucoup moins exclusif, en rendant l'admission plus facile ;

3"" Abolir les abus des maîtrises et des jurandes, en plaçant les corps de métiers sous la surveillance directe de la royauté ;

4® Et surtout prélever un impôt sur le travail, au profit de la cassette royale.

Henri IV, en confirmant de tout point cette ordonnance par son édit du mois d'avril 1597, l'étendit grandement et fit entrer dans la réforme l'organisation non plus seulement des ouvriers, mais des marchands. Il abolissait définitivement et en fait le titre de roi des merciers^ déjà supprimé en droit par François I^'. Il exigeait que tous ceux qui avaient pris des lettres de ces prétendus rois

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