‹ Le peuple et la bourgeoisieChapitre 39 sur 111 · G. Fagniez, ibid · texte numérisé non relu

G. Fagniez, ibid

très actif dans cette affaire. La répression, cette fois encore, fut cruelle : il y eut plusieurs exécutions, notamment celle de l'infortuné Jean Desmarets. La prévôté des marchands et Téchevinage de Paris furent abolis, et un grand nombre de corporations supprimées. — On voit également les corps de métiers de Paris prendre part à la lutte des Bourguignons et des Armagnacs. — Ce rôle politique des corporations, dont nous venons d'indiquer seulement quelques traits, fut le motif des premières mesures que prirent les Valois contre elles \

Lorsque les petites républiques d'Italie passèrent, au xve siècle, du gouvernement des Nobles à celui des Corps de métiers, les Nobles furent exclus à perpétuité des emplois; et, dans certaines villes, on ordonna que, si une famille troublait l'ordre établi, elle serait inscrite, par décision des juges, au rôle des Nobles, et déchue ainsi de tous droits à l'administration de la cité ^ Ces exclusions, qui avaient pour but de protéger l'égalité, la blessaient en sens inverse : tant est mobile et affolée la balance de la Justice politique , avant de trouver l'équilibre ! Quoi qu'il en soit, il fallait être inscrit dans une corporation ouvrière pour posséder les droits de citoyen : qui-

1. Voir à ce sujet Henri Marlin, Histoire de France ^ au règne de Charles VI. — Voir aussi Frégier, Histoire de la Police. Ce dernier auteur a mis à contribution le grand Dictionnaire de la Police de Nicolas de Lamarre, publié par Desessarts, et le Traité de la Police^ 1725, de De Lamarre, in-folio, deux mines très riches de détails et^de renseignements sur les Corporations.

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