ÉTATS PROVINCIAUX. — ÉTATS GÉNÉRAUX
Un nouvel organe allait naître, et croître lentement : c'était la représentation nationale, soit dans les Etats provinciaux, soit dans les États généraux. La commune en fut, si Ton peut ainsi parler, la cellule, — dans laquelle le germe, venu de plus loin, fut nourri, se développa.
Observons les oscillations, le va-et-vient du progrès. Premièrement, les rois de France, pour se fortifier contre la féodalité, avaient favorisé rétablissement et octroyé l'affranchissement des communes. Secondement, une fois vainqueurs des grands vassaux, ils avaient saisi les occasions de retirer aux communes leurs privilèges, de peur qu'elles ne devinssent trop puissantes et redoutables à leur tour. Troisièmement, les communes, néanmoins croissant toujours, furent les éléments des États provinciaux et des États généraux, qui, de siècle en siècle, vont