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CARACTÈRE DIVIN »ES PETITS ENFANTS

prit qu'ils ne sont après. Un éminent grammairien, qui n'a jamais voulu vivre qu'avec les enfants, me disait qu'à cet âge, il leur trouvait la capacité des plus subtiles abstractions.

Ils perdent infiniment à se dégrossir si vite, à passer rapidement de la vie instinctive, à la vie de réfleKion. Jusque là, ils vivaient sur le large fonds de l'instinct, ils nageaient dans la mer de lait. Lorsque de cette mer obscure et féconde, la logique commence à dégager quelques filets lu-*mineux, il y a progrès sans doute, progrès nécessaire qui est une condition dé la vie ; mais ce progrès en un sen^ n'en est pès moins une chute. L'enfant se Mt homme alors, et c^était uii petit dieu.

Là première enfance et la mort, ce sont les moments où l'infini rayonne en Thomme, la grâce, prenez ce mot au sens de l'ar* ou de la théologie. Grâce mobile du petit enfant qui joue et s'essaye à la vie, grâce austère et solennelle du mourant où la vie s'achève, toujours la grâce divine. Rien qui fasse mieux sentir la grande parole biblique : € Vous êtes dés Dieux, vous serez des Dieux. ^

ApeUes et Corrège étudiaient saas cesse ces moments divins. Corrègè passait les jours à voir jouer les petits enfants* Àpelles» dit un ancien^

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