‹ Le peupleChapitre 120 sur 188 · ET LES PAIT ENTRER DANS L'ÉGLISB · texte numérisé non relu

ET LES PAIT ENTRER DANS L'ÉGLISB

blcuient, mais assurément, il allait droit à la crèche. Il y écoutât l'office, et, comme un chrétien baptisé, s'agenouillait dévotement. On lui chantait alors, pour lui, partie en langue de Téglise, partie en gaulois, afin qu'il comprit, son antienne, bouffonne et sublime :

A genoux ! et dis amen !

AMes mangé d'herbe et de foin. Amen ! encore une fois.

Laisse les vieilles choses, et Ta!

L'animal profita peu de cette réparation ^. Les conciles lui fermèrent l'Ëglise. Les philosophes qui, pour l'orgueil et la sécheresse continuèrent les théologiens, décidèrent qu'il n'avait pas d'âme ^. Il souffire en ce monde, qu'importe? il ne doit attendre aucune compensation dans une vie supérieure... Ainsi, il n'y aurait point de Dieu pour

1 Le génie populaire fit plus pour son protégé. Sans s'arrêter aux résistances de rÉglise , il créa A l'animal nne position légale, le traita comme une personne, le fit ester en droit, et Jusque dans Tacte le plus grave, le Jugement criminel; il y figura comme témoin, quelquefois comme coupable. Nul doute que cette importance attribuée A ranimai n*ait puissamment contribué A sa conservation, A sa durée, et, par suite, i la fécondité de la terre, qui dépend généralement des ménagements qu'il trouve en l'homme. C'est peut-être la vraie eause pour laquelle le Moyen âge se relevait toujours après Unt d'affreuses ruines.

^ Le Jésuite Bongeant objecta que les bétes devaient avoir nne âme, puitqu'eiiei étaient det dioblei.

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