‹ Le peupleChapitre 135 sur 188 · L'ENTRÉE DANS LA CITÉ IHJ DROIT · texte numérisé non relu

L'ENTRÉE DANS LA CITÉ IHJ DROIT

solidité. Si elle veut n'être que juste, elle ne sera pas même juste. II faut qu'elle soit sainte et divine, fondée par Celui qui seul fonde.

Elle sera divine, si au lieu de fermer jalousement ses portes, elle rallie tout ce qu'il y a d'enfants de Dieu, les derniers, les plus humbles (malheur à qui rougira de son frère!) Tous, sans distinction de classe ni classification , faibles ou forts, simples ou sages, qu'ils apportent ici leur sagesse ou leur instinct. Ces impuissants, ces incapables, miserabiles personœ, qui ne peuvent rien pour eux-mêmes, ils peuvent beaucoup pour nous. Us ont en eux un mystère de puissance inconnue, une fécondité cachée, des sources vives au fond de leur nature. La Cité, en les appelant, appelle la vie, qui peut seule la renouveler.

Donc, qu'ici l'homme avec l'homme, que rhomme avec la nature, aient, après ce long divorce, l'heureuse réconciUation; que tous les orgueils finissent, que la Cité protectrice aille du ciel à l'abîme, vaste comme le sein de Dieu !

Je proteste, pour ma part, que s'il reste quelqu'un derrière qu'elle repousse encore et n'abrite point de son droit, moi, je n'y entrerai point, et je resterai au seuil.

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