L'AMOUR FAIT LE PREMIER DU DERNIER
ressembler à l'autre; TefTort d'assimilation mutuelle s'arrête de bonne heure.
L'esprit de rivalité qui s'éveille si vite entre les petites filles, commence tard chez les garçons. Il faut l'école, le collée, tous les efforts du maître, pour éveiller ces tristes passions . L'homme, sous ce rapport, naît généreux, héroïque. Il fauf lui apprendre l'envie ; il ne la sait pas de luimême.
Ah! qu'il a bien raison, et qu'il y gagne! L'amour ne compte pas, il ne sait mesurer. Il ne s'at tache point à calculer une égalité mathématique e rigoureuse que l'on n'atteint jamais. Il aime biei mieux la dépasser. D crée, le plus souvent, contr l'inégalité de la nature, une inégalité en sens inverse. Entre l'homme et la femme, par exemple, i fait que le plus fort veut être serviteur du plus fai ble. Dans le progrès de la famille, quand Tenfan naît, le privilège descend à ce nouveau venu L'inégalité de la nature favorisait le fort qui est 1 père ; l'inégalité qu'y substitue l'amour, favoris le faible , le plus faible, et le fait le premier.
Voilà la beauté de la famille naturelle. Et 1 beauté de la famille artificielle, c'est de favorise le fils élu, fils de la volonté, plus cher que ceu: de la nature. L'idéal de la Cité qu'elle doit pour