IL LUI FAUT UNE SOCIÉTÉ D'AMES
Des sociétés d'ouvriers se formeront, et elles dureront, s'ils s'aiment; des sociétés d'ouvriersmaîtres, qui, sans chefs, vivront en frères^ mais il faut qu'ils s'aiment beaucoup.
S'aimer, ce n'est pas seulement avoir bienveillance mutuelle. L'attractiog naturelle des caractères, des goûts analogues, n'y suflSrait pas. Il faut y suivre sa nature, mais de cœur, c'est-à-dire toujours prêt au sacrifice, au dévouement qui immole la nature.
Que voulez-vous faire en ce monde sans le sacrifice*?... Il eii est le soutien même; le monde, sans lui, croulerait tout à l'heure. Supposez les meilleurs instincts, les caractères les plus droits, les natures les plus parfaites (telles qu'on n'en voit pas ici-bas), tout périrait encore sans ce remède suprême.
c Se sacrifier à un autre! » Chose étrange, inouïe, qui scandalisera l'oreille de nos philosophes, c S'immoler à qui? à un homme, qu'on sait
différer 9el<m lu dtfférenUi profeuiantt^qvd, plus ou moins compliquées, exigent plus ou moins Tunlté de direction ; — ei différer am»i teion iet différente payt^ selon la dîTersité des génies nationaux. Cette observation essentielle que Je développerai un Jour pourrait être appuyée sur un nombre immense de faits.
1 Nulle époque n'en a montré de tels exemples. Dans quel siècle a-t-on vu de si grandes armées, unt de millions d'hommes, souftir, mourir, sans révolte, aver douceur, en silence?