NULLE SOCIÉTÉ D*AMES SANS LE SACRIFICE
valoir moins que soi ; perdre au profit de ce néant une valeur infinie. » C'est celle, en effet, que chacun ne manque guère de s'attribuer à luimême.
n y a là, nous ne le dissimulons point, une véritable difficulté. On ne se sacrifie guère qu'à ce qu'on croit infini. Il faut, pour le sacrifice, un Dieu, un autel... un Dieu, en qui les hommes se reconnaissent et s'aiment... Gomment sacrifierions*nous? Nous avons perdu nos dieux !
Le dieu Verbe, sous la forme où le vit le moyen âge , fiit-il ce lien nécessaire? L'histoire tout entière est là pour répondre : Non. Le moyen âge promit l'union, et ne donna que la guerre. Il fallut que ce Dieu eût sa seconde époque, qu'il apparût sur la terre, en son incarnation de 89. Alors , il donna à l'association sa forme à la fois la plus vaste et la plus vraie, celle qui, seule encore, peut nous réunir, et par nous, sauver le monde.
France, glorieuse mère, qui n'êtes pas seulement la nôtre, mais qui devez enfanter toute nation à la liberté, faites que nous nous aimions en vous!