‹ Le peupleChapitre 156 sur 188 · UNE AME DE PEUPLE A BESOIN 0*UN CORPS, D'UN LIEU · texte numérisé non relu

UNE AME DE PEUPLE A BESOIN 0*UN CORPS, D'UN LIEU

toire , ceux qui constituent Thumanité , sans s'informer de rhomme ni de la nature, il leur est loisible d'effacer toute frontière, de combler les fleuves, d'aplanir les montagnes. Cependant, je les en préviens , les nations dureront encore , s'ils n'ont l'attention de supprimer les villes, les grands centres de civilisation, où les nationalités ont résumé leur génie.

Nous avons dit vers la fin de la seconde partie, que si Dieu a mis quelque part le type de la Cite politique, c'était, selon toute apparence, dans la Cité morale, je veux dire dans une âme d'homme. Eh bien ! que fait d'abord cette âme, elle se fixe en un lieu, s'y recueille, elle s'organise un corps, une demeure, un ordre d'idées. Et alors, elle peut agir. — Tout de même, une âme de peuple doit se faire un point central d'organisme ; il faut qu'elle s'asseoie en un lieu, s'y ramasse et s'y recueille, qu'elle s'harmonise à une telle nature, comme vous diriez les sept collines pour cette petite Rome, ou pour notre France, la mer et le Rhin, les Alpes et les Pyrénées; ce sont là nos sept collines.

C'est une force, pour toute vie, de se circonscrire, de couper quelque chose à soi dans l'espace et dans le tempsi de mordre une pièce qui

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