‹ Le peupleChapitre 157 sur 188 · LA PATRIE LUI EST UN MOYEN DE RÉALISER SA NATURE · texte numérisé non relu

LA PATRIE LUI EST UN MOYEN DE RÉALISER SA NATURE

soit sienne^ au sein de l'indifférente et dissolrante nature qui voudrait toujours confondre. Cela, c'est exister, c'est vivre.

Un esprit fixé sur un point ira s'appî'ofondissant. Un esprit flottant dans l'espace, se disperse et s'évanouit. Voyez, l'homme qui va donnant son amoiir à toutes, il passe sans avoir su l'amour; qu'il aime une fois et longteinps, il trouve en une passion l'infini de la nature et tout le progrès du monde *•

La Patrie, la Cité, loin d'être opposées à la nature, sont pour cette âme de peuple qui y réside l'unique et tout-puissant moyen de réaliser sa nature. Elle lui donne à la fois et le point de départ vital et la liberté de développement. Supposez le génie athénien, moins Athènes, il flotte, il divague, se perd, il meurt inconnu. Enfermé dans ce cadre étroit, mais heureux, d'une telle Cité, fixé sur cette terre exquise où l'abeille cueillait le miel de Sophocle et de Platon, le génie puissant d'Athènes, d'une imperceptible ville, a fait

1 La patrie (la mairte, comme disaient si bien les Ooriens) est Tamoàr des aoioars. Elle nous appar&tt dans nos songes comme one jeuBO mère Jidorée, on comme une puissante nourrice qui nous allaite par millions... Faible image! non-seulement elle nous alliyte, mais noQs contient en soi : In eâ moYemur et snmus.

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