‹ Le peupleChapitre 21 sur 188 · ET ENCORE AUJOURD'HUI · texte numérisé non relu

ET ENCORE AUJOURD'HUI

Beau mouvement! quel cœur d*bomme n'y , preudrait part ! Et pourquoi donc faut-il qu'il s'arrête toujours^ et que tant d'efforts^ à peine récompensés, soient presque perdus?... Ces mots le pauvre épargne, le paysan achète, ces simples mots qu'on dit si vite, sait-on bien tout ce qu'ils contiennent de travaux et de sacrifices, de mortelles privations? La sueur vient au firont, quand on observe dans le détail les accidents divers, les succès et les cbutes de cette lutte obstinée, quand on voit l'invincible effort dont cet homme misérable a saisi, lâché, repris la terre de France..* Comme le pauvre naufiragé qui touche le rivage, ' s'y attache, mais toujours le flot l'emporte en mer; il s'y reprend encore, et s'y déchire, et il n'en serre pas moins le roc de ses mains san-^ . glantes. t

Le mouvement, je suis obligé de le dire, se ralentit, ou s'arrêta, vers 1650. Les nobles qui avaient vendu, trouvèrent moyen de racheter à vil prix. Au moment où nos ministres italiens, un Mazarin, un Emeri, doublaient les taxes, les nobles qui remplissaient la cour, obtinrent aisément' d'être exemptés, de sorte que le fardeau doublé . tomba d'aplomb sur les épaules des faibles et des pauvres qui furent bien obligés de vendre ou clou-

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