‹ Le peupleChapitre 24 sur 188 · AMOUREUX. H · texte numérisé non relu

AMOUREUX. H

Oui, l'homme fait la terre.; qn peut W dm, même des pays moins pauvres. Ne l'oublions jsH' mais, si nous voulons comprendre combien il Taime et de quelle passion. Songeons que, des siècles durant, les générations ont mis là la speur de^^ vivants, les os des morts, leur épargne, l^Hr.. nourriture... Cette terre, où l'homme a siloûg*r!, temps déposé le meilleur de l'homme, son sue et | sa substance , son effort, sa vertu, il sent bien que c'est une terre humaine, et il l'aime comme* . une personne.

Il l'aime ; pour l'acquérir, il consent à. tout, même à ne plus la voir; il émigré, il s'élpigne, s'U. le faut, soutenu .dç cette pensée et de ce souvenir, ^ Â quoi supposez-vous que rêve, à votre pointe, ^

cbanii0 moral d'auUnl plus ioaeliant. Là, on no dira pas qàé lo uéih' gneur a donné la terre an vilain ; il n*y avait pas do terre. Aumî, copv* , bien mon cœur était blessé de voir encore, sur les hauteurs, ces affreux donjons noirs qui ont levé tribut si longtemps sur un peuple si pauvre, si mériunt, qui ao doit rien qii*i loi. Mes moaiiments à moi, ceux qui ; me reposaient les yeux, c'étaient dans la vallée les humbles maison» de pierre sèche, de cailloux entassés, où vit le paysan. Ces maisons sont fort sérieuses, tristes mémo avec leur petit Jardin mal arrosé, Indigent ' et maigret; mais les arcades qui les portent, Tescalier à grandes mar^! ches, le perron spacieux sous les arcades, leur donnent beaucoup de style. Justement, c'était la grande récolte ; à ce beau moment de Tannée, on travaillait la soie, le pauvre pays semblait riche ; chaque maison, sous la sombre arcade» montrait «ne Jense devideuse, q«ii tout en piétinant sur la pédale du dévidoir, souriait de ses Jolies de^tsMu^/ chip et aiiit de Tor.

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