‹ Le peupleChapitre 28 sur 188 · L'HOMME DES VILLES S'ÉLOIGNE · texte numérisé non relu

L'HOMME DES VILLES S'ÉLOIGNE

part J^hâbitant des villes n'a garde d'approcher de cet homme farouche; il en a presque peur : « Le paysan est méchant, haineux, il est capable de tout... Il n'y a pas de sûreté à être son voisin. > Ainsi, de plus en plus les gens aisés s'éloignent, ils passent quelque temps à la campagne, mais ils n'y habitent pas d'une manière fixe; leur domicile est à la ville. Ils laissent le champ libre au banquier de village, à l'homme de loi, confesseur occulte de tous et qui gagne sur tous. < je ne veux plus avoir affaire à ces gens-là, dit le pro~ priétaire; le notaire arrangera tout, je m'en rapporte à lui; il comptera avec moi, et donnera, divisera^ comme il voudra, le fermage. » Le notaire, dans plusieurs endroits, devient ainsi le seul fermier, l'unique intermédiaire entre le propriétaire riche et le laboureur. Grand malheur pour le paysan. Pour échapper au servage du propriétaire qui, généralement savait attendre, et se laissait payer trësrlongtemps de paroles, il a pris pour maître l'homme de loi, l'homme d'argent, qui ne connaît que l'échéance .

La malveillance du propriétaire ne manqué guère d'être justifiée près de lui par les pieux per-

convéniento économiques de la petite propriété, qui sont étrange» à dbn n^» V, ^p^fia, P^y» pi|l«aa DeknMdle, eie.

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