‹ Le peupleChapitre 38 sur 188 · DE L*OUVRIER MACHINE · texte numérisé non relu

DE L*OUVRIER MACHINE

pour doetrinfe une eomniuoauté plus que fréternette qui deyait mettre un paradis sensuel id-bas.

Cette tendance à la sensualité est la même chez ceux d'aujourd'hui^ qui d'aiUeurs n'ont pas, pour s'élever au-dessus, larêverie poétique. Un puritain anglais, qui de nos jours a fait un tableau délicieux du bonheur dont jouit l'ouvrier des manufactures, avoue que la chair s*y échauffe fort et s'y révolte. Cela ne vient pas seulement du rapprochement des sexes, de la température, etc. H y a une cause morale. C'est justement parce que la manu&cture est un monde de fer, où l'homme ne sent partout que la dureté et le froid du métal, qu'il seTapproche d'autant plus de la femme, dans ses moments de liberté. L'stolier mécimique, c'est le règne de là nécessité, de la fatalité. Tout ce qui y entre de vivant, c'^st la sévérité du cpntre-msdtre; on y punit souvent, on n'y récompense jamais. L'homme se sent là si peu homme, que dès qu'il en sort, il doit chercher avidement la plus vive exaltation des facultés humaines, celle qui concentre le sentiment d'une immense liberté dans le court moment d'un beau rêve. Cette exaltation, c'est l'ivresse, surtout celle de l'amour.

Malheureusement, l'ennui, la monotonie à laquelle ces captifs éprouvent lé besoin d'échapper.

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les rendent, danp ce que kur^ a ée libre, incap»? blés ieÛxité, amisdu changement. L'amour^ cfaan^ géant toujours d^bjet, n'est plus rameur, ce tt*«st plus; que débauche. Le remède est pire que le mal ; éqervés par Taiiservissêment du travail, ils le sont encore plus p»r Tabus de la liberté^

Faiblesse physique, impuissance asorale. Le sentiment de ^impuissance est une des grandes misères de cette condition. Cet homme, si fâable devant la machitie et qui la suit dans tous sesmo«vemeiH;s, il dépend du maître de h manufacture^ et dépend plus encore de miHe causes inconnues qui d^un moment à l'autre peuvent feire manquer l'ouvrage et lui èter son pain. Les anciens tisserands, qui pourtant n'étaient pas, comn^ ceux-K^i, les sgrfe de la machine, avouaient hum-^ bleiâent cette impuissance, l'enseignaient, c^éteit leur théologie : t Dieu peut tout, l'homme rien. 9 Le vrai nom de cette classe, c'est le premier que l'Italie leur donne au moyen âge : HumiliaH^.

1 J'ai plusieurs fois, dans oies cours et mes livres (surtout au t. V de THistoire de France) esquissé rhistolre de l'industrie. Pour la cornprendce. cependant, il ,faiidrait remonter .ploi kamlr n» p«i rent&sager d'abord, comme on fait, dans ces grandes et puissantes corporations qui dominent la cité même. Il faudrait prendre d'abord le travailleur, dans ton humble origine, méprisé comme il fut à son priacipe, lorsque le pcimitif baliUaBt.d« U «ille, pcof^ié^life de U| banlieue, l§t mai^

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Les nôtres ne se réâgnent pas si aisément.

Sortis de races militaires, ils font sans cesse effort pour se relever, ils voudrsaent rester hommes. Ils cherchent, autant qu'ils peuvent, une fausse énergie dans le vin. En faut-il beaucoup pour être ivre? Observez au cabaret même, si vous pouvez surmonter ce dégoût: vous v^rez qu'un homme en état ordin^re, buvant du vin non frelaté, boirait dien davantage, sans inconvénient. Mais, pour celui qui ne boit pas de vii) tous les jours, qui sort énervé, affi^di pw Tatmosphèfe de l'atelier, qui ne boit, sous le nœn de vin» qu'un misérable mélange al^ çQoUque^ Vivresse est infaiUible.

Extrême dépendance physique, réekimalims de }a vie instinctive qui tournent eneore en dépendwee, impuissance lûorde et vide de l'esprit^ voilfi Iqs causes de leurs vices Ne la ch^chez pas tant, comme on fait aujourd'hui, dans les causes extérieures, par exemple, dans Tinconvénient que présente la réunion d'une foule en un même lieu : Gomm^ si la nature humadne était si ipauvmse que

chand même qui y avait halle, cloche et jastice, s'accordaient pour mépriser Touvrier, Vongle bleu, comme ils rappelaient, lorsqae le bourgeois le reeenit A peine hors la Tille à l'ombre des murs, entre deux enceintes (pfahlbnrg), lorsqu'il était défendu de lui faire justiee s'il ne pouvait payer impdt, lorsqu'on lui fixait avec un arbitraire bizarp le prfet anqMi fl pouvtit Yendre^ tant ani; riches, tant aux pauvres, etc.

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pour se gâter tout à fait, il suffit de se réunir. Voilà nos philanthropes, sur cette belle idée, qui travaillept à isoler les hommes, à les murer, s'ils peuvent; ils ne croient pouvoir préserver ou guérir l'homme inor£d,qu'enlui bâtissant des sépulcres.

Cette foule n'est pas mauvaise en soi. Ses désordres dérivent en grande partie de sa condition,^ de son assujettissement à l'ordre mécanique qui pour les corps vivants est lui-même un désordre, une mort, et qui par cela provoque, dans les rares moments de liberté, de violette retours à là vie., Si quelque chose ressemble à la fatalité, c'est bien ceci. Gomme elle pèse durement, presque invinciblement, cette fatalité, sur l'enfant et la femme ! Celle*-ci qu'on plaint moins , est peut-être encore plus à plaindre; elle a double servage ; esclave du travail, elle gagne si peu de sesmainsqu'il faut que la malhéur^se gs^ne aussi de sa jeunesse, du plaisir qu'elle donne. Vieille, que devient-elle?... La nature a porté une loi sur la femme, que la vie lui fiiit impossible, à moins d'être appuyée sur l'homme.

Dans la violence du grand duel entre l'Angleterre et la France, lorsque les manufacturiers anglais vinrent dire à M.Pitt que les salaires élevés de l'ouvrier les mettaient horsd'état de payer Tim-

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pôt> U dit un mot terrible : « Prenez les en&nts. » Ce mot-là pèse lourdement sur l'Angleterre, comme une malédiction. Depuis ce temps, la race y baisse; ce peuple, jadis athlétique, s'énerve et s'affaiblit; qu'est devenue cette fleur de teint et de firaicheur qui faisait tant admirer la jeunesse an* glaise?... fanée, flétrie... On a cruM. I^tt, on a pris les enfants.

Profitons de cette leçon. H s'agit de l'avenir; la loi doit être ici plus prévoyante que le père; l'en- ^t doit trouver, au défaut de sa mëre, une mère dans la patrie. Elle lui ouvrira l'école comme asile, comme repos, comme protection contre l'atelier.

Le vide de l'esprit, nous l'avons dit, l'absence de tout intérêt intellectuel est une des causes principales de l'abaissement de l'ouvrier des manufactures. Un travail qui ne demande ni force ni adresse, qui ne sollicite jamais la pensée! Rien, rien, et toujours jrien!... Nulle force morale ne tiendrait à cela! L'école doit donner au jeune esprit qu'un tel travail ne relèvera pas, quelque idée haute et généreuse qui lui revienne dans ces grandes journées vides, le soutienne dans l'ennui des longues heures.

Dans le présent état des choses, les écoles, orga-

le COMPARÉ A (^m PP§ CAMPAGNES.

fatigue à la fatigue. CeUei^ du sciir «out, gp^r |s^ plupart, une clérision. (magi^z ces panures petits) qui, partis avant JQur, re^^nneot las et mou^lfis^ à ifne lieue^ ^eux lieues de ]|Iu)bpuse., qui, ^ lanteroe à 1^ ip^iq^ gUssenf, tré^uçl^^i^t le sokr pip* \^ S9n)ipfs bçii^^ux ^e Dévil|e, appelez-les alors pour commencer Tétude et l^f^tr^ ? Ter polel

OueUps gHp sp jpç); le^ ïptfère^ du paypau, H y g^ eu les caDfip^Rt ^ c|9)les clont nou^. ^q^^ qecHp<u{6 ici, upe |»rFiI}l^ 4i^érpnç3, (^ui n'iijftua pa^ acr cideutel}pmei|( surriu4Î¥idu, im^, profoudémput, généralement, sur la race même. On peut \^ ^f^ d'un mo(; : àlacaïup^gne, rep&nt est {leui^u:^»

Presque nu, saas sabots, ^yep uo more^^u fie pain miv, il ga^e uqe yacbe ou dei^ oies^ il vi^ à l'air, il joue. Les travaux agricoles auxqu^^^ ^^ Tasa^cie peu à peu^ ne fpnt que |p 1x>i^\i&eT. I^e^ précieuse^ années pendsait ^squelle§ Tbommp fait §pu corps^ sa fwoe, pour toujours, se pa^seut aiu^i pour lui d^ns upp grapd^ libepté^ dans la dpucpuf* de 1^ farpil}e. )[a xmui^n?ifi\f te y,qilà fart> quoi f^e tif sQufiQ^^ Qu fftsse^^ tu peuiii tpiiur tête à la vie.

Lp i^m\ ^r^ P^ tapd misér^bl^, df pédant

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