‹ Le peupleChapitre 48 sur 188 · D'HUMANITÉ · texte numérisé non relu

D'HUMANITÉ

cants qui vivent avec lui d'une maniéré patriarcale, ou bien au contraire les très-grandes çt puissantes maisons, qui s'appuyant sur des fortunes solides, sont àTabri des inquiétudes ordinaires du commerce. Tout l'intervalle moyen est un champ de combat sans pitié .

On sait que nos manufacturiers de Mulhouse ont réclamé, contre leur intérêt, une loi qûï réglât le travail des enfants. En 1856, feur uri;essaî que Tun d'eux avait fait pour donner aux ouvriers des logements salubres avec petits jardins, ces mêmes fabricants d'Alsace furent émus de cette heureuse idée, et dans ce mouvement généreux ils souscrivirent pour deux millions. Que devint cette souscription? je n'ai pu le savoir.

Les manufacturiers seraient à coup sûr plus humains, si leur famille, souvent tres-charitable, restait moins étrangère à la manufacture * . Elle vit

1 Je me rappellerai tonjoars une chose touchante, pleine de grAce et de charme dont j'ai été témoin. Le mattre d'une fabrique ayant eu l'obligeance de me conduire lui-même pour me montrer ses atelier», sa jeune femme voulut être de la partie. Surpris d'abord de la voir, avec sa blanche robe, tenter ce voyage à travers l'humide et le sec (tout n'est pas beau, ni propre, dans la . fabrication d^es plus brillants objets), je compris mieux ensuite pourquoi eU^ affrontait ce purgatoirew Où son mari me faisait voir des choses^ elle voyait des hommes, des âmes, et souvent bien blessées. Sans qu'elle m'expliquât rjei^, je. con^ pris que, tout en glissant à travers cette foule, fU? avait i^n sentiment

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