‹ Le peupleChapitre 5 sur 188 · LA VIE DU PEUPLE A UNE POÉSIE SAINTE XV · texte numérisé non relu

LA VIE DU PEUPLE A UNE POÉSIE SAINTE XV

le jour où le monde s*entendrait pour venir voir de près la France, serait salué par nos soldats comme le plus beau de leurs jours.

Qu*il suffise aux nations de bien savoir que ce peuple n'est nullement conforme à ses prétendus portraits. Ce n'est pas que nos grands peintres aient été toujours infidèles ; mais ils ont peint gé néralement des détails exceptionnels, des accidents, tont au plus, dans chaque genre, la minorité, le second côté des choses. Les grandes faces leur paraissaient trop connues, triviales, vulgaires. Il leur fallait des effets, et ils les mit cherchés souvent dans ce qui s'écartait de la vie normale. Nés de l'agitatiop, de l'émeute, pour ainsi dire,

fait tout pour qa*il perde le sens de la belle onité qui fut sa vie ; on lai ôte son âme. Son âme fat le sens de la France, comme grande fralemité d'hommes vivants, comme société glorieuse avec nos Français des vieux âges. Il les contient ces âges, il les porte, les sent obseurément qui se mentent, et il ne pent les reconnaître; on ne lui dit pas ce qae c*est que cette grande voix basse qui souvent, comme un sourd retentissement d*orgue dans une cathédrale, se fait entendre en loi.

Hommes de réflexion et d*étades, artistes, écrivains, nous avons un devoir saint et sacré envers le peuple. 0*est de laisser là nos tristes paradoxes, nos Jenx d* esprit, qui n'ont pas peu aidé les politiques â lui cacher la France, à lui en obscurcir IMdée, lui faire mépriser sa piArie.

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