‹ Le peupleChapitre 87 sur 188 · IL FAUT LE PRENDRE DANS SA MAS · texte numérisé non relu

IL FAUT LE PRENDRE DANS SA MAS

majorité, vous la verrez occupée tout au contraire de fonder par le travail, Téconomie, les moyens les plus respectables, l'œuvre immense qui fait la force de ce pays, la participation de tous à la propriété.

Je le disais, je me sens seul, et j'en serais attristé,, si je n'avais avec moi ma foi et mon espérance. Je me vois faible, et de nature, et de mes travaux antérieurs, devant ce sujet immense, comme au pied d'un gigantesque monument que seul il me faut remuer. . . Ah ! qu'il est aujourd'hui défiguré, chargé d'agrégations étrangères, de mousses et de moisissures, sali des pluies, de la terre, de Tinjure des passants!... Le peintre, l'homme de r art pour l'art, vient, repurde, et ce qui lui plaît, ce sont justement ces mousses... Moi, je voudrais les arracher. Ceci, peintre qui passez, jce n'est pas un jouet d'art, voyez-vous, c'est un autel !

Il faut que je perce la terre, que je découvre les bases profondes de ce monument; l'inscription, je le vois, est maintenant tout enfouie , cachée bien loin là-dessous... Je n'ai pour creuser là, ni pioche, ni fer, ni pic ; mes ongles y suffiront.

J'aurai peut-être le bonheur que j'eus il y a dix ans, lorsque je découvris à Holyrood deux curieux monuments. J'étais dans la fameuse chapelle qui ,

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