CHAPITRE II
L*instinct da peuple, altéré, mais paissant.
La critique m'attend au premier mot , et elle m'impose silence : « Vous avez fait en cent et quelques pages un long bilan des misères sociales, des servitudes attachées à chaque condition. Nous avons patienté , dans l'espoir qu'après les maux, nous saurions enfin les remèdes. A des maux si réels, si positifs, tellement spécifiés, nous attendons que vous opposerez autre chose que des paroles vagues , une banale sentimentalité, des remèdes moraux, métaphysiques. Proposez des réformes précises ; dressez, pour chaque abus, une formule nette de ce qu'il faut changer ; adressez-la aux Chambres... Ou, si vous en restez aux plaintes, aux rêveries, il vaut mieux retourner à votre moyen âge que vous n'auriez pas dû quitter. »