SECTION PREMIÈRE
lies Babyloniens
JBérose, qui est notre nnîque source, était prêtre ëe Bêlas à Babylone et vivait aux tonpA des firtmm% Sé« leucides. Plus nous avons étudié les fragiMiits qui n^es ont été conservés de ses écrits, plss no«s imm» sonmes convaincu qu'au milleo des ténèbres qm esveloppeiiC Thistolre, la chronologie et la reiigioii des pcwylea de rBuphrate et du Tigre, on suit b cirofte voie e» le prenant pour guide, et r€Mi s'égare en Ydàaméfmmomâ ptMr Ctésias.
Bérose«est un dps derniers descendants de ces Clialdéens ou Aqibacsadîl^ (feû ont été, dn àékg^e jusqu'à la dispersion, la trilm sneerdotale de la nouvelle hmna*
1 Berori qnm .nÊfernmt^ aoist. f^chxer. Updiie, H^ on C. Hrillents, Fraçmenii hftit^rieotruim (frrptfnrtjnti ; ft^'tn'm**, *. If, ;>. V^ et «oîT ; sÂyéemat^ t. fT, ^. t7^ ^ ^oiv. — fAn^^*^ %w*»^ W rMmnemê ^em àOem, , t r, {^ !|MI(. HO» 9li^ r'^'l»^ ^^^^^^
nité et les dépositaires des antiques croyances. Nous devons donc trouver ici des traditions très-semblables à celles que le chaldéen Abraham avait emportées avec lui en Canaan, et que Moïse nous a transmises dans la Genèse. Toutefois ces traditions se seront altérées sous la double influence d'une religion idolâtre et d'une sagesse mondaine.
Les Chaldéens rapportaient au dieu Oannès toutes leurs connaissances temporelles et spirituelles. Oannès est un dieu-Verbe (P. I, 203), et ce Verbe avait parlé aux hommes dès les temps les plus reculés, dès la première année. Comme il leur avait tout appris, il fallait bien qu'avant lui ils ne sussent rien et qu'ils vécussent comme des brutes. Cette vie sauvage des premiers hommes est une invention des philosophes chaldéensj et non point une antique tradition, comme nous le prouvera tout à l'heure le nom même d'Alorus=Adam. Au reste il se peut qu'on ait transporté aux premiers temps du monde l'état déplorable où la plupart des peuples étaient tombés après la dispersion (P. II, 306 sq.).
Oannès n'avait laissé aucune découverte à faire après lui. Mais ses enseignements trop concis avaient besoin de développement, et l'on vit paraître à trois époques différentes et avant le déluge six autres génies tout semblables à lui et portant avec lui le nom commun d'Annédotus. Ces époques sont celles de la civilisation antédiluvienne.
Le sens d'Annédotus, ainsi que Movers l'a- fort bien montré, est formé du même mot^u'Oannès et de dath, BATHA en syrien, la loi (la thora des Hébreux et des Phéniciens). C'est donc la révélation de la Un.
Des six Annédotes qui ont commenté la loi écrite d'Oannès, il y en a cinq dont les noms nous ont été conservés : Evédochus, Eneugamus, Eneuboulus, Anémentus, et enfin Anodaphus ou Odacon. Movers, supposant