‹ Le peuple primitif, sa religion, son histoire et sa civilisation; (volume 2)Chapitre 34 sur 108 · U. II · texte numérisé non relu

U. II

5 Voyez Forbiger, Manuel de yéographie anviemie. ty II, p. 155 i^t'U aliemandj.

ceau nilo-sémite de plusieurs mythes des Hellènes. 11 me parait même assez probable, comme le veut M. l'abbé Brasseur de Bourbourg, que les Héviens (de Céphée) sont les fondateurs de Palenque au Mexique *.

m. Atlantide*.

Aucun écrivain n'a fait avant Platon la moindre allusion à l'Atlantide, et tous ceux qui en ont parlé depuis lui, se bornent à répéter ce qu'il en a dit dans son Timée et son Critias. L'Atlantide est donc, non point un mythe national, une antique tradition, mais une simple fiction.

Toutefois cette fiction n'est pas de Platon; elle lui venait de Solon, son aïeul, qui avait eu l'intention d'en faire le sujet d'un grand poème. Mais le poëme n'a pas été composé, et c'est Platon qui a fait connaître cette fable à la Grèce.

Cette fable provenait de Sais, dont les prêtres l'avaient racontée à Solon. Mais ils ne l'avaient certainement pas empruntée aux traditions égyptiennes, auxquelles elle est aussi étrangère qu'à celles des Hellènes. 11 est donc à peu près certain que ces prêtres l'avaient inventée de toutes pièces, et ils l'auront fait pour flatter l'amour-propre des Athéniens et des Grecs, que les rois d'Egypte, à cette date, cherchaient à attirer dans leur royaume.

Mais un pur roman aurait trouvé peu de crédit auprès de Solon et des Grecs. 11 fallait pour être cru relier la fiction nouvelle aux vieilles croyances, et voici ce que

* Annales de philosophie chrétienne^ 1855, Décembre.

* Voyez H. Martin, Eludes sur le Timée de Platon^ t. 1, p. 257 sq. J'ai adopté ses couclasions sur Torigine de la fable de l'Atlantide. — De NorofiF, L'Atlantide, d'après les sources grecques et arabes, traduit du russe (en allemand). Saint-Pétersbourg, 1854.

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