IV
L'histoire des Caïnites, pendant sept générations qui, calculées d'après celles des Séthites, embrasseraient une période d'environ dix siècles, est toute comprise dans huit versets. Mais avec ces quelques lignes on peut la reconstruire pour ainsi dire en entier, en s'aidanf du sens des noms propres et de la formule générale du développement des peuples (P. I, 77 sq.).
Pendant la première époque, qui commence vers l'an d30 du monde (qui est la date de la naissance de Seth, laquelle aura suivi de très-près le meurtre d'Abel), Caïn devient par une progression rapide un peuple nombreux ; car la longévité était alors immense , et l'on a fait le calcul que l'an 420 du monde, le chiffre des hommes aurait pu être de plus de deux millions, l'an d056 de huit milliards et demi, et l'an 1656 de 550 milliards <.
Cain, peu après son exil, eut un fils qu'il appela Hénoc, ou Ylnitié. De quels mystères peut-il être question dans l'empire du mal? Le texte nous répond : des mystères de la civilisation telle qu'elle naît et grandit dans les villes, c Caïn hâtH une ville et il la nomma Hénoc du nom de son fils, >
On a demandé où étaient, à la seconde génération, les
« Whîston, àtokiV Histoire universelle, trad. del'angl. 1. 1, p. 183.
hommes pour peupler cette ville. On aurait dû remarquer que rhébreu , prévoyant , semble-t-il , Tobjection, a soin de dire : Gain fut bâtissant pendant longtemps, et non bâtit en telle année. Ce fut Toeuvre peut-être de toute une vie. La ville s'étendait à mesure que les générations se multipliaient.
Josèphe , après nous avoir décrit en détail la vie criminelle de Gain, ajoute qu'il inventa les poids et les mesures, et qu'il posa le premier des bornes aux champs. Ceci n'est point une imagination des Juifs ; c'est une tradition très-antique qui se retrouve en Chine.
La seconde époque, ou la jeunesse des Caïnites, celle qui correspondrait dans l'histoire des Juifs aux temps de Moïse et des Juges, ♦commence avec Hirad le citadin ou plutôt le roi de la ville («IR, ville j roud, radah, régner). Voilà le législateur de la cité du mal, celui sous qui le peuple se constitîie en une société régulière. D'ailleurs nulle tradition, juive ni arabe, ne s'est conservée de lui.
Hirad eut trois fils Méhujaël, que Gésénius traduit par : battu, détruit de Dieu. De quelle autre destruction peut-il être ici question si ce n'est de celle qui avait été annoncée à Gain par l'Eternel, et dont l'instrument serait la terre qui retirerait à elle, dans son sein, la vie, la force qui circulait à sa surface? (P. II, 433 sq. ; HT. 98.)
Le fléau força les Gainites ( Philon de Byblos nous le dira) à élever leurs mains au ciel, et le fils du Battu de Dieu fut VHomme de Dieu, Méthusçaël (d'après l'interprétation de Gésénius). Mais le Dieu que les enfants du fratricide hypocrite se mirent alors à adorer , ce n'était pas l'Eternel, c'était, au dire de Philon, le soleil ; c'était El=llus=Saturne; c'était l'indra des Védas. Quoi qu'il en soit, un culte s'établit enfin à Hénochie , qui n'avait
LES GAINITES. 23
formé jusqu'alors qu'une société civile, et la retigion s'y régla vers la fin de la période constitutive.
La troisième période, qui est celle de la fleur, s'ouvre parLémec, leforty dont les enfants se sont rendus illustres à des titres divers. Jabal, celui qui s'épanche comme un fleuve, fut le père des pasteurs nomades ; Jubal qui jubile, celui des musiciens, et Tubalcaïn, V ouvrier en fer *, celui des forgerons. Nahéma, leur sœur, la Gracieuse^ ouvre la série des femmes qui ont su doubler leurs charmes par l'art et la parure. C'est 1 époque des grandes inventions, l'époque de la division du travail et de la formation de toutes les classes , le temps où fleurirent parmi les Gainites les métiers et les beaux-arts, et où la femme prit dans la société une place toute nouvelle. Voilà ce qui ressort du texte, et ce que confirment d*une commune voix les traditions des païens. (P. II, 143 sq.) Celles des Juifs attribuent à Nahéma , avec la première poésie et le don du chant, les ouvrages à l'aiguille.
La quatrième époque des Gainites est celle de leur décadence et de leur ruine finale. Elle fait le sujet du chapitre sixième, et aboutit au déluge. Les deux vices qui y ont dominé, la volupté et la cruauté, apparaissent déjà chez Lémec, qui a introduit la polygamie dans le monde, et dont le chant, qui nous a été conservé, respire l'orgueil insolent d'un guerrier couvert de sang.
C'est ainsi qu'en appliquant aux quelques lignes de la Genèse relatives aux Gainites les lois du développement des peuples, on peut reconstruire l'histoire générale de
* Etymologîe tirée du persan, et que donne Gésénius. D'autres qui la cherchent dans l'hébreu, disent: Gain terreêtre; forger» n terrestre ou Tu es offert à CaXn.
la cité du fratricide, et en déterminer les quatre principales périodes.
ni. Les Séthites.
L'histoire des Séthites est, à quelques lignes près, contenue dans le chapitre cinquième, qui est le livre antédiluvien des générations de rhomme.
Le texte hébreu compte, de la création au déluge, 1656 ans; le texte samaritain, 1307 ans; les Septante^ 2262. Mais dans le deuxième, nous reconnaissons Tintention d'établir une certaine uniformité et une progression décroissante dans les chiffres de Tâge où les patriarches devenaient pères; et la version d'Alexandrie qui, au lieu de diminuer ces chiffres, ajoute 600 ans, arrive, par une voie inverse précisément au même résultat. Le texte hébreu seul a l'irrégularité qui est le cachet de la réalité ^
Tentons de reconstruire l'histoire des Séthites par les mêmes procédés que nous avons suivis pour celle des Gaïnites.
1 Voici la table des années des patriarches, d'après les trois
textes :
Leur âge à la naissance de leurs fils.
Hébreu. Samaritain. Septante.
Adam 130 130 230
Seth 105 105 205
Euos 90 90 190
Kénan 70 70 170
Mahalalcel 65 65 165
Jared 162 62 162
Hénoc 65 65 165
Méthusçalah 187 67 187
Lémec 182 53 188
Noë, âgé au temps duDélage,de... 600 600 600
Date da Déluge . 1656 1307 2262
LES SÉtHITES. 25
La Genèse se tait sur Adam depuis la naissance de Seth. Josèphe fait de lui un prophète qui avait prédit une double ruine de toutes choses, Tune par ta violence du feu, l'autre par celle de Teau. Cette tradition juive nous paraît digne d'attention; car d'un côté, Adam a prophétisé dans le Paradis ; il a pu le faire plus tard encore, puisque nous l'avons vu, après sa chute, plein de contrition, de foi et d'espérance ; et, en tout cas, il a été avec Eve, pour toute la primitive humanité, l'unique intermédiaire par lequel elle a pu connaître le protévangile et l'origine du monde. D'un autre côté, cette ruine par le feu qui précède le déluge, doit s'entendre de la grande sécheresse de Méhujaêl. Mais les hommes auront reconnu que ce fléau n'était que le prélude du véritable et définitif incendie de la terre ; et aussi voyons-nons la plupart des peuples croire que le monde périra par le feu, et les saintes Ecritures confirment en plein cette croyance sans en indiquer l'origine (P. ^I, 364 sq. HT. 17).
Des auteurs juifs ont attribué à Adam un Livre de la création et quelques traités touchant la Divinité. On voit au moins par là qu'on faisait remonter jusqu'à lui l'origine de l'écriture, et ce Livre de la création serait pour nous la vision génésiaque, que nous lui avons attribuée et qu'il aurait mise par écrit.
D'après les mômes rabbins, Adam aurait été non-seulement théologien, philosophe et astronome, mais mathématicien, chimiste et médecin. Il y a dans ces fables un fond de vérité ; car celui qui a trouvé le langage doit avoir découvert un grand nombre de pensées; celui qui a reçu la première révélation n'a pas été abandonné de Dieu dans les choses de la vie ordinaire, où tout était à créer, et le premier homme, qui contenait en lui toute l'humanité, devait renfermer dans son esprit le germe plus ou moins enveloppé de toutes les sciences. Adam T. m. 2
est le fondateur de la société, et autant il serait absurde de lui donner toutes les connaissances imaginables, autant il le serait de supposer que, dans le cours de sa longue vie, il n'aurait rien appris de plus que ce que peut savoir un Huron ou un Cafre.
Les mahométans font d'Adam un des six grands prophètes qui ont introduit une nouvelle économie, et, en effet, il a fondé le culte des sacrifices par le feu. Ils ajoutent que Dieu lui donna six livres contenant des lois, des promesses, des menaces et des prophéties. Cette fable nous rappelle celle des Védas antérieurs au déluge (P, II, 171).
Un passage de Josué, xiv, 15, malentendu, a fait croire aux rabbins qu'Adam avait été enterré à Hébron. Les fables juives, chrétiennes, mahométanes, relatives au lieu de sa sépulture, s'accordent toutes sur le fait de son inhumation ; nulle ne parle d'un bûcher où son corps aurait été réduit en cendres (P. Il, 341, 621).
Seth, d'après Josèphe, eut une postérité, vertueuse comme lui, qui inventa l'astronomie et qui grava ses découvertes, dans la terre de Saride (II, 156), sur deux colonnes, l'une de briques, l'autre de pierre, dont l'une échapperait à la ruine du monde par le feu, et l'autre à la ruine par l'eau. Plusieurs auteurs juifs font de Seth l'inventeur de l'astronomie et surtout des lettres. Cette tradition, dont Bérose nous démontrera la très-haute antiquité,' a passé dans l'Eglise chrétienne K Tzetzès parle de Seth comme du premier écrivain. Suivant Suidas, les antédiluviens donnèrent à Seth le nom de Dieu, parce qu'il avait découvert les lettres hébraïques, ainsi
* Tzetzès, Chiliad, v, S6. — • Suidas, in voce Seth, — Fragm, hùt, grœc^ t. IV, p. 540. Comp. Mich. Glycas, Annal, p. 121. — Heidegger, I, p. 208.
LES SÉTHITES. 27
que le nom des astres, et surtout à cause de sa grande piété. Jean d'Antioche ajoute que Seth reçut de Dieu la sagesse, et que ce fut par un ordre divin qu'il donna ^ des noms à tous les astres et aux cinq planètes. La réputation de Seth comme astronome est si générale et si ancienne en Orient, que les Sabéens rapportent à lui, ainsi qu'à Hénoc, leur culte des astres, lui donnent un fils nommé Saba, et appellent leur livre sacré le Livre de Seth t . Les deux colonnes indiquent les matériaux sur lesquels on écrivait dans l'origine.
La tradition juive,, pour relever la haute piété de Seth, prétendait qu'il était venu au monde déjà circoncis ; qu'il avait été remis en possession du livre divin qu'Adam avait perdu après sa chute ; que son âme avait passé dans le corps de Noé au déluge, et qu'elle entrerait dans celui du Messie lors de l'inceiïdie universel. On ajoute qu'il habitait avec tous les siens sur une montagne sainte où était le tombeau d'Adam , tandis que les Caïnites s'étaient établis dans la vallée où Abel avait été tué. Enfin les Séthites entendaient les voix des anges louant Dieu dans le Paradis, qui était peu distant (Comp. P. II, 25 sq.).
Enos est l'homme malheureux, et peut-être le premier malade (grec NOS-os, e-nos). La Genèse nous dit que ce fut c de son temps qu*on se mit à invoquer le nom de Jéhova *; » ce qui signifie que la famille d'Adam et de Seth étant devenue un peuple, ce peuple se constitua en une société
' Pocock. Spec. hist, Arab. p. 138. — Haarbriicker, Àsch-Shah» raslani, t. H, pp. 3, 5, 9 (allem.).
< Ou : d s'appeler du nom de l'Étemel, c'est-à-dire à se distingaer des Cainites, et à prendre le nom d'enfants de V Éternel ou de fils de Dieu (Genèse V, 2), au lieu de celui de fils d*Adam, qui avait josqu'alon été commun aux deux raeei de Seth et de Caîn.
religieuse par l'établissement d'un culte public régulier. Nous passons donc ici du premier âge de la cité de Dieu ^ à l'âge suivant, et Enos est l'Hirad des Séthites.
On lit dans Maimonides {de Vidolâtrie) ^ qu'au temps d'Enos les hommes s'égarèrent entièrement, et que l'esprit des sages, même celui d'Enos , fut obscurci. Ils se dirent : t Puisque Dieu a créé les astres pour gouverner le monde et les a placés dans la hauteur et leur a donné de sa gloire et a fait d'eux ses ministres, louons-les, exaltons-les et honorons-les ; car le roi veut que ses ministres soient honorés. » Us se mirent donc à leur élever des temples , à se prosterner devant eux, à leur offrir des sacrifices, à chanter des hymnes en leur honneur. Mais tout ce récit de l'origine de la fausse religion repose uniquement sur une traduction erronnée du verset de la Genèse relatif à Enos. La plupart des Juifs y lisaient ce sens : Alors commença la profanation dans V invocation du nom de Jékof)a, Nous verrons dans Sanchoniathon que le culte des faux dieux a pris naissance chez les Caïnites, du vivant même de Gain.
Le fils d'Enos se nomma Kénan ou plus exactement Qeinan, qui signifie non pas possession comme le veulent Gésénius et d'autres, mais qui construit son nid sur la hauteur; de QEN, nid, et de mots semblables qui, en arabe, signifient se tenir droit et haute montagne, Ge que confirme la traditionjuive d'après laquelle Kénan, t dans une île de l'Inde bâtit une ville immense entourée de murailles, et construisit en marbre une vaste citadelle dans laquelle il cacha des pierres précieuses, des perles et une très-grande quantité d'or et d'argent; en outre il éleva au-dessus de son tombeau une très-haute tour ; mais nul mortel ne, pouvait en approcher sans périr subitement, parce qu'elle avait été bâtie avec une
LES SÉTHITES. 29
puissance magique, et selon la science des astres et des sept planètes *. » Cette tradition et le nom de Kénan indiqueraient que les Séthites, après avoir réglé ce qui pour eux était Tessentiel , leur culte , s'étaient constitués en une société civile régulière en fondant une cité sur la montagne sainte où Seth s'était retiré.
Mais la religion resta leur pensée dominante , car le fils de Kénan fut Mahalaléel, la louange de Dieu, I^a tradition orientale se tait sur son compte. Il fut sans contredit le créateur de Thymne religieuse, et c'est probablement lui qui aura donné aux cérémonies du culte leur forme régulière.
Son fils fut Jared , dont le nom signifie celui qui descendj plutôt que celui qui domine, Abulfarage, Epiphanc, Ëutychius placent sous lui l'origine de la corruption des Séthites: < Dans sa quarantième année, une centaine des fils de Seth, entendant le bruit de la musique et les cris de joie des Gaïnites, descendirent de la sainte montagne pour aller vers eux. Les Séthites furent si charmés de la beauté des femmes, qui étaient nues, qu'ils se souillèrent incontinent avec elles, et se perdirent ainsi. Lorsqu'ils voulurent regagner leur montagne, les pierres en devinrent comme de feu et les empêchèrent de passer outre. » Cette corruption naissante marque fort bien la fin de la seconde période. Elle correspond, dans l'histoire des Juifs, aux temps des derniers Juges, où le peuple tomba dans l'idolâtrie et devint l'esclave des Philistins.
1 Kaiser, p. 148, 161. L'Inde est ici le pays des Gusohites, des Ëthiopieos, des Antédiluviens.
La troisième période, qui s'ouvre en Judée par Samuel avec ses écojes de prophètes, et par David, le poëte lyrique de la foi , commença chez les Séthites par Hénoc, Vlnitié aux mystères de la vie spirituelle, le représentant d'une génération où la foi acquit un haut degré de vie et d'intimité, et où s'épanouit en plein la prophétie. Saint Jude a cité une prédiction d'Hénoc qui s'était conservée en dehors des Saintes Ecritures, et il nous apprend ainsi à ne pas mépriser la tradition orale. Elle voit dans Héiioc un second Seth, qui partage avec le premier la gloire d'avoir inventé les lettres et distingué les constellations. Eupolème, Juif ou Grec du second siècle avant Jésus-Christ, l'identifie avec Atlas, que la Grèce regardait comme le premier astronome (P. II, 159). Les chrétiens grecs rapportent à lui la construction des pyramides , sur lesquelles il aurait gravé les principes des sciences afin que le déluge ne pût en effacer le souvenir. Il est l'Idris des Arabes, celui qui cherche (Dieu). Cet Idris est célèbre par son grand savoir , surtout en mathématiques ; il a inventé l'usage de la plume, celui de l'aiguille (il était tailleur) , l'arithmétique, l'astronomie, et reçu de Dieu trente livres de révélations qui contenaient les mystères des sciences les plus secrètes. Il est aussi le premier qui ait pris les armes pour la religion ; car ayant été envoyé pour convertir les Caïnites, et ceux-ci refusant de l'écouter , il leur déclara la guerre et réduisit leurs femmes et leurs enfants en esclavage. Enfin il fut la cause innocente de l'idolâtrie , un de ses amis, après son ascension, ayant fait pour le représenter une statue à laquelle on rendit plus tard des hommages superstitieux. Ces fables attestent au moins le rôle important que la mémoire d'Hénoc occupait encore chez les peuples sémitiques à une époque comparativement assez récente.
LES SÉTHITES. 31
Le (ils d*Hénoc fut Méthusçalah. Le sens de son nom est fort contesté : est-il Vhomme de la mission et de la prédication pacifique ? celui qui a repoussé la mort et vécu le plus longtemps? ou Vhomme du javelot et des armes offensives? D'après les auteurs juifs et arabes, il gouverna son peuple avec gloire, se rendant célèbre par sa justice et par sa science, mais aussi étendant au loin sa domination et la terreur. On dirait que les Séthitès ont eu en lui un roi conquérant et fidèle, un David, un Sa* lomon *.
Son fils Lémec , le fort , se plaint dans la Genèse des rudes travaux que lui impose la terre, maudite de l'Eternel. C'est là tout ce que nous savons de lui. 11 y a dans cette plainte un léger indice de quelque nouvelle sécheresse, ou de tel autre fléau qui détruisait les travaux du laboureur. D'ailleurs , Lémec aura été témoin, dans sa jeunesse , des derniers temps de gloire et de piété des Séthitès ; mais la plus grande partie de sa vie, ainsi que celle de son fils Noê, appartient à la quatrième période, qui fut celle de la décadence et de la ruine de la cité de Dieu.
En effet, d'après Josèphe, les Séthitès n'auraient persévéré dans la piété que pendant sept générations, c'està-dire jusqu'à l'ascension d'Hénoc. Elle eut lieu quelque temps après la mort d'Adam, qui fut suivie, au dire d'Eutichius, de l'émigration de Seth et de ses fils sur la sainte montagne.
< Kaiser, p. 148, 170, 171.