‹ Le peuple primitif, sa religion, son histoire et sa civilisation; (volume 3)Chapitre 117 sur 120 · TROYENS · texte numérisé non relu

TROYENS

ses douze filles*. L'hymne à Vénus célèbre l'amour de la déesse pour Anchise , et avec Tenlèvemont de Ganymède, celui de Tithon par l'Aurore, qui a de lui Memnon, et qui» en obtenant pour Tithon, de Jupiter, l'immortalité, oublia de demanJer l'éternelle jeunesse.

Les poètes postérieurs à Homère ajoutent peu de choses à son histoire d'Uion. Selon Arctinus, Dardanus a reçu de Jupiter le Palladium, qu'on tint caché à Troie et qui ne tomba pas aux mains des Grecs*. Hésiode garde un profond et étrange silence sur la race de Dardanus ; il ne fait mention que d'Enée et de Tithon.

L'historien Hellanicus donne ù Dardanus pour mère, Electryo, fille d'Atlas, qui demeurait en Samothrace; pour frère Jasion ou Hétion, qui fut foudroyé pour une insulte faite à la statue de Gérés, et pour sœur. Harmonie, l'épouse de Cadmus. Suivant le même auteur, Dardanus, après avoir émigré de Samothrace en Troade, y épouse Batea ou Atea, la même qu'Arisbé, fille du Cretois Teucer ; Tithon fut changé en cigale ; et Hercule, lors de la prise de Troie , donna Hésione à son allié Télamon. Dans son combat contre le monstre, le fils d'Alcmène était entré par la gueule dans son ventre et lui avait percé les entrailles '.

Dans la Bibliothèque d'Apollodore*, qui résume les mythes que les Grecs possédaient sur Troie, nous trouvons: les épouses des héros connus d'Homère; un voyage d'Ilus en Phrygie où il reçoit, pour prix de sa victoire aux jeux qui venaient d'être établis, cinquante jeunes garçons et cinquante jeunes filles, avec une vache qui, d'après l'oracle, s'arrêterait au lieu où il

I //. YI, 2i3etsuiv.

* Uomère de Dubner. p. 599.

» Fragm. HUt Gr, t. I, p. 61-65.

S3i àSLMssnmE,

démit foader me Tîlle, et qai se coacha vers la colline d^Até id* Attisai ; enfin, Texposilion de Paris sur Tlda, où 0 fat noorri par one ourse.

PtHir nous orienter an niDiea des Êibles troyennes, (fislîn^uons d'abord les deux villes d'Ilion : celle de LaoQBédon, qui fut détruite par Hercule, et celle de Priam. La première, qui nous rappelle la Sipyle de Tantale, la Byblos de Saturne, de Dagon et d'Atlas, la Memphis de Mènes, la Sipparis et la Laranque des dix patriarches cfaaldèens, doit être le reflet en miniature du monde antédiluvien. La seconde seule a réellement , existé dans les plaines de la Troade. Ces deux cités se sont d'ailleurs confondues, soit dans l'esprit des Troyens, soit dans celui des Grecs , leurs vainqueurs, et les origines de b Troie historique sont devenues celles de la Troie mythique.

La Troade, peuplée d'abord par des Berbyces qui étaient Thracesou Phrygiens, fut civilisée par des étrangers que les Grecs disaient être des Pélasges d'Arcadle conduits par Dardanus , tandis que tout nous porte i croire que les fondateurs d'ilion et de son royaume sont des Sémites, Assyriens ou Lydiens*. 11 parait d'ailleurs que plusieurs colonies phéniciennes ou pélasges sont venues s'établir dans cette contrée. La plus célèbre de ces colonies a été celle du Cretois Teucer.

1® Sont décidément sémitiques :

llus, qui est El, Elohim, et que nous savons être le dieu suprême des Phéniciens (127).

Assaracus, qui est le Nisroc, le dieu-aigle des Assyriens (P. I, âi3). Chez les Lydiens comme chez les

< Platon fLois, \\\) fsÀl de'ÎT^\<È^QiL<&^nUft <\5ii dépendait de l'e*pire d'Assyrie fondé par ^mu».

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