‹ Le peuple primitif, sa religion, son histoire et sa civilisation; (volume 3)Chapitre 118 sur 120 · TROYENS. 5Î · texte numérisé non relu

TROYENS. 5Î

Etnisques, arac a le sens d^aigle, d'épervier ". Les mômes Etrusques et les Scandinaves disent as pour Dieu^ et «AZ en hébreu est synonyme d*EL, le Fort. Assaracus est le frère de Ganymède , et Ganyraède a été enlevé par le dieu suprême miîtamorphosé en aigle, Vaigle de Zem n'est que la traduction d'Asarac.

Kapys a le même sens qu*ARAC en lydien et en étrusque*.

Je vois dans Cant/-mède un Cannac. Cannac est Hénoc déplorant la corruption de son siècle : Ganymède est Hénoc, chéri de Dieu et enlevé au ciel dans la fleur de l'âge. Les Grecs auront cru reconnaître dans Hénoc leur verbe ganu-mï, Sie réjouir, et ils auront ajouté au mot étranger celui de medès, dont le sens est équivoque. Le plus saint des patriarches séthites est devenu, dans rimaginaiion corrompue des Phrygiens et des Grecs, l'amant du Dieu suprême et le génie protecteur d'une passion infdme. L'esprit mythique de TAntiquité s'est rarement montré à ce point naïvement immoral, et j'abandonnerais le premier cette explication de Ganymède si je ne retrouvais pas dans sa table la même confusion d'Hénoc et de Noi; que nous venons de voir chez les Phi'vgiens et que nous avons déjà trouvée en Chaldée. Le Deucalion de la Challée, Xisulhrus, a été ravi aux cieux comme Hénoc (76), et Ganymède, qu'Hégésianax identifie avec Deucalion ', est le Verseau dont Turne épanche sur la terre les eaux du déluge. Le patriarche qui avait le premier prédit le cataclysme, s'est confondu avec celui qui Tavait annoncé le dernier et qui en avait été lui-même le témoin.

1 Jablonski, dans Dennis, Villes et tombeaux de VEtrurie, 1852, p. XIX (en allemand).

* Idem.

* Hygin, p. astron. II, 29.

586 ASIE nSEURE.

l^ symbole des eaox, c'est le cheval (P. I, 500), et après le déluge Dieu a donné la vigne a l'homme : Ju- ÏMter a consolé le père de Ganymède en lui donnant des coursiers extraordinaires et la vigne.

Le mythe d*Hésione et d'Hercule est la répétition du mythe diluvien d'Andromède et de Persée (P. Il, 210), et provient sans doute, comme Uus, de quelque colonie phénicienne.

La vache qui marque à Uns l'emplacement de sa ville, est la même qui avait rendu le même ser\ice à ïoriental Cadmus. C'est la déesse phénicienne de la Terre, Astarté.

Les deux fois cinquante jeunes gens qu'Uus reçoit pour prix de sa victoire, et les cinquante lils de Laomédon nous prouvent que les Troyens aussi connaissaient la semaine (i8^f *.

2* Sont japhétiques le mythe d'Erichthonius et celui des murs de Troie bâtis par Apollon et Neptune.

Si Assaracus est un dieu assyrien qui semble s*être égaré sur les bonis de la mer Egée, Erichthonius est un roi d'Athènes qu'on est fort étonné de voir figurer dans la généalogie des Assaracus, des Uus et des Capys. Sa naissance, d'après les m>ihes pélasges de l'Attique, est toute pareille à celle du phrygien Agdestis, et comme les Phrygiens sont japhétites aussi bien que les Grecs, nous crovons devoir détiicher des mvthes scmiticotrovens celui des cavales d'Erichthonius.

• Sont encore scmitiqaes: le mjihe de Tithon-cigale (P. 11, 161); — Celui de Memnon iid. 129}; — Diodaft, Uercule des Troyens, à(t Cappadociens et des Phéniciens (d'après le Syncelle, Dindorf, 1. 1« p. 3il); — Tros, de rhêbivn trarai, é re f.rm?, dur^ et tbibzai, rouvre, chêne (comme Ilion, d'Iluset d'iLEx) ; — le contemporain de Tros (d*après Tsetaès et Eustaihe), Asius, mage, qni porte leooa du petit-ûh de Manès, et c\u\ H\nrtf\^A ^ssa «^toe de bois (le paUt* âittm)^ de la poe^sâoii de \mv^«\\* ^«v^^'^'è %«tN. ^^tù»».

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