SECTION PREMIÈRE
Vem Babyloniens i«
^l'ose, qui est notre unique source, était prêtre de us à Babylone et vivait aux temps des premiers Sé- (*ides. Plus nous avons étudié les fragments qui nous été conservés de ses écrits, plus nous nous sommes vaincu qu'au milieu des ténèbres qui enveloppent stoire, la chronologie et la religion des peuples de iphrate et du Tigre, on suit la droite voie en le preit pour guide, et Ton s'égare en l'abandonnant pour sias.
Jérose est un des derniers descendants de ces Chalîns ou Aiphacsadites qui ont été, du déluge jusqu'à dispersion, la tribu sacerdotale de la nouvelle huma-
Berosi quœ supersunty auct. liichter. Lipsiae, 1825 (ou G. Mal- 18, Fragmenta histoïicorum grœecrum ; Berosus, t. H, p. 49S aiv. ; Abydenus, t. IV, p. 279 et suiv. — Consaltez Movers : les kidens (en allem.), 1. 1, p. 92-93, 264, 269 ,îl5-i%ô\ ^Lovsen nmenlarius, p. i5% 15S,
nité et les dépositaires des antiques croyances. Nous devons donc trouver ici des ti*aditions très-semblables à celles que le chaldéen Abraham avait emportées avec lui en Canaan, et que Moïse nous a transmises dans la Genèse. Toutefois ces traditions se seront altérées sous la double influence d'une religion idolâtre et d'une sagesse mondaine.
Les Chaldéens rapportaient au dieu Oannès toutes leurs connaissances temporelles et spirituelles. Oannès est un dieu-Verbe (P. I, 203), et ce Verbe avait parlé aux hommes dès les temps les plus reculés, dès la première année. Comme il leur avait tout appris, il fallait bien qu'avant lui ils ne sussent rien et qu'ils vécussent comme des brutes. Cette vie sauvage des premiers hommes est une invention des philosophes chaldéens, et non point une antique tradition, comme nous le prouvera tout à l'heure le nom même d'Alorus=Adam. Au reste il se peut qu'on ait transporté aux premiers temps du monde l'état déplorable où la plupart des peuples étaient tombés après la dispersion (P. II, 306 sq.).
Oannès n'avait laissé aucune découverte à faire après lui. Mais ses enseignements trop concis avaient besoin de développemsnt, et l'on vit paraître à trois époques différentes et avant le déluge six autres génies tout semblables à lui et portant avec lui le nom commun d'Annédotus. Ces époques sont celles de la civilisation antédiluvienne.
Le sens d'Annédotus, ainsi que Movers l'a fort bien montré, est formé du même mot qu'Oannès et de data, DATHA en syrien, la loi (la thora des Hébreux et des Phéniciens). C'est donc la révélation de la loi.
Des six Annédotes qui ont commenté la loi écrite d'Oannès, il y en a cinq dont les noms nous ont été conservés : Evédochus, Eneugamus, Eneuboulus, Auémen* tus, et enfin Anodaphus ou Odacon. Movers, supposant
BÊnosË. B9
e le dernier nom se doit lire Anodacus, le premier édochns, et que Ene a le m^me sens qu'Ane, trait les cinq par : les mystères du travail des digues, de la olte des fruits, de la pluie, de la géométrie et de Virriga- 1. Les sept Annédotes seraient ainsi les sept livres Tés des Chaldéens, leur Heptateuque.
îérose, qui dans le premier livre de son histoire expot la cosmogonie des Chaldéens (P. II, 443), comment le second par leurs dix premiers rois, qui avaient tié 432,000 ans, depuis l'apparition de l'homme jusau déluge. Movers fait d'eux les dix incarnations des ■X du Zodiaque, les dix avatars de Bélns. Mais d'autres tit nous ont déjà signalé leur conformité avec les dix piarches séthites, et nous espérons asseoir cette opift sur des preuves irréfragables. Le nom de chaqrte est en effet le synonyme de celui du Séthite corresidant, oo il exprime son caractère distinctif tel que is le font connaître la Bible et les traditions juives, is avons donc ici un document arphacsadite qui le e de pea en exactitude à celui de la Genèse, et dont laute antiquité ressort d'une particularité fort remar^ ible. Plusieurs des noms chaldéens que contient cette e de Bérose commencent par l'article al, qui est be: Al-orus, Al-asparus, Al-mélon, L-aranques; d'au- \ par l'article a, ha, qui est chaldéen et hébreu : Alénon, A-mégalarus, A-édorachus, sans doute aussi lempsinns. Comment expliquer la présence de l'ar- R arabe dans une liste de rois chaldéens? Dira-t-on I la moitié de cett^e liste provient des rois arabes qui possédé pendant un siècle et demi Babylone avant îonquéte des Assyriens (de 1550 à 1300) ? Mais quel tif aurait pu décider le sacerdoce chaldéen à subuer à quelques noms de sa tradition indigène ceux qui iettt en usage chez les étrangers qui avaient veïwet^
son empire ? et si jamais document a porté tous les caractères d'une origine unique, c'est bien celui qui nous oc- . cupe. Il nous paraît donc probable que ces noms pro- ^ près, qui commencent *par al^ remontent au berceau des , peuples et des langues sémitiques, à une époque où Far- j ticle AL, HAL était commun aux Arabes, qui l'ont seuls ^ conservé, aux Araméens dont l'idiome n'en offre plus , que de faibles traces, et aux Chaldéens et Hébreux, chez ^ qui la lettre finale l s'est perdue, soit en s'assîmilant avec ,, la consonne suivante qui se redouble, soit, quand le mot ^ commence par une voyelle, en la rendant longue. Les y^ Arabes eux-mêmes, tout en écrivant al-schemesgh, pro- t^ noncent aschemesch. Ainsi s'expliquerait la présence ■ simultanée dans la dynastie des dix rois, des deux fop ^ mes AL et A : Al-orus et Am-ménon ; mais cette explica- ^ tion n'est valide que si cette liste chaldéenne est plus an- ^ cienne que le chaldéen même et date des siècles qui ont ^ immédiatement suivi la dispersion des peuples.
Le premier roi est Alorus, chaldéen de Babylone ; ce/a», ^ ajoute Abydène, que Dieu avait donné pour pasteur aufew- ^ pie. Alorus est al or, l'homme-^umiére. La lumière est ^ d'un bout de la terre à l'autre le symbole de la vérité, 5 de la pureté et de la joie, et l'on ne pouvait désigner . d'une manière plus frappante l'innocence d'Adam, sa félicité dans le paradis, et les révélations qu'il recevait , de Jéhovah-Elohim (P. 11, 9). Adam fut d'ailleurs le premier pasteur^ le premier patriarche et prêtre de l'humanité. S'il passe pour chaldéen auprès des Babyloniens, c'est que chaque nation fait sienne l'histoire de l'humanité antédiluvienne.
Le successeur d' Alorus fut son fils Alasparus. Ce nom décide à notre avis la grande question de l'origine de l'écriture, ]} signifie ÏEcrivainy l'homme aux letti'es ou cW/-
9j AL SAPHER, et le secoDd des dix patriarches pieux, as la Genèse, est Seth à qui la tradition orale des Juifs ribuait l'invention de Talphabet. Voilà donc cette traion à laquelle on n'osait pas se fier, confirmée par un Doignage chaldéen qui remonte à la plus haute antiité, et qui est d'autant plus précieux que celui qui Ds le donne, n'en comprend point l'immense portée. Si ces mêmes Ghaldéens qui faisaient de Seth l'écrin par excellence, rapportaient en même temps la déiverte des lettres à Oannès, c'est qu'ils avaient, nme tous les autres peuples païens, leur histoire (fie et leur histoire humaine des temps primitifs (P. xiv, I. Le même personnage peut donc figurer dans une e de rois sous son nom terrestre, et parmi les dieux is son nom céleste. Ainsi Seth, en tant que l'inventeur & lettres, est à la fois al-Sapher et Oannès. 5eth en araméen a dû se dire Teth; car en cette lan- B le T prend la place du sch hébreu. Tet, Atet, Athos en Egypte est le second des rois comme Alasparus ; îst le successeur de Menés = Adam =Alor us ; il est le soit de Thoth qui est son homonyme céleste, soit laschour*, le bienheureux Adam. Cependant le Thoth du est le Thaauth de la Phénicie, dont le père est Misor, le juste Adam. Enfin, Platon nous parle d'un Theuth, , de Thamus=Adam. Or, Theuth, Thaauth, Thet et liotis, Alasparus et Oannès ont tous inventé l'écriture ; lis tous sont le même personnage que Seth, le preer écrivain. (P. 11, 155.) \près Alasparus vient Almélon ou Amillarus, le chai-
> Voyez Seyfiarth, Ecrits théotogiques des anciens Egyptiens 1 ail.), p. 38. L'aateur explique Haschoar par l'Assyrie; raoalogie Mischor me fidt préférer Tétymologie 'aschàr, aschar, être riche^ ¥reux.
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déen de la ville de Pantihihles ; le second Aimédote affparni, soit pendant son règne, soit sous son successeur.
Ce troisième roi doit être Enos, le malheureux. La racine d'al-Mélon, d'a-Millarus, doit être mel, mil. Est-ce MOUL, MAL AL, cu hébrcu, couper et être coupé ^ fauché, moissonné; amal, laisser tomber la tête, se flétrir, languir .^ (mollis en latin)? Est-ce «amal, travailler pénihhnumt? ., Le sens du mot, dans l'un et Tautre cas, correspondrait ^ à celui d'Enos, le maladcx
Pantibibles est en grec la ville de tous les livres. Elle est incontestablement la même que la ville du soleil, Sippares, où Xisuthrus enfouit avant le déluge tous les livres qui renfermaient la science d'alors; car Sippares a le même sens que Sapher. Cette cité antédiluvienne reparaît dans les temps historiques sous le nom de Sipphara ou d'Hippàrène, ou les Chaldéens avaient, comme à Babylone, une école célèbre, et Hipparène est peutêtre le Sépharvajira de TAncien Testament*. Puisque les Babyloniens transformaient les Séthites en Chaldéens, ils devaient aussi faire vivre dans des villes chaldéennes les patriarches antédiluviens. Tous les autres peuples ont fait de même. La cité des Livres n'était point d'ailleurs pour les Chaldéens le sanctuaire du vrai Dieu ; Bérose la nomme la cité du soleil, indiquant par là que le culte de cet astre était plus ancien que le déluge. Mais c'est là aussi ce que nous apprennent les Phéniciens.
C'est sous Énos qu'on a commencé à invoquer ^Éte^ nel, sous al-Mélon qu'a apparu le second Annédote. Noos avons dit que les successives manifestations d'Oamiès marquaient les grandes crises de la civilisation antédiluvienne. Nous ajoutons ici que la civilisation, dont il s'agit ici , paraît être tout spécialement celle de la cité
' PtoL V, /7. Pline, vi, 30. î Ro\b, W\, \3.
S Séthites, et la venue du second Oannès marque isi le développement que la vie religieuse a pris chez
Séthites lors de la fondation du culte public du i Dieu.
je fils d'Ënos est Kénan. On se souvient que les uns duisent ce nom par possession, les autres par construire nid sur la hauteur , et que la tradition juive confirme lemier sens qui, d'après la langue, est aussi le meilr. Dans Bérose, le successeur d*al-Mélon, est Ammé- ^ le chaldéen de Pantibibles. Amménon nous parait proir d'un radical men, man, min, qui a produit en latin iCS, MiNiSTER ; en hébreu amon a le sens d'architecte, nan et Amménon est donc Vartisan par excellence
a bâti son nid sur quelque haute montagne (P. 11,
\ sq.).
e cinquième roi est Amégalarus, Mégalarus, de Pantisg. C'est Mahalaléel, la grande buange de Dieu, Les Chai- QS désignaient évidemment le fils de Kénan par le ne nom que les Abrahamides, et Bérose ou ses copistes ront légèrement altéré pour en faire le nom grec Hégalarus, qui peut avoir le sens de grand parleur, >mme qui crie, chante à très-haute voix, sens qui >igne peu de celui de Mahalaléel.
e sixième patriarche dans la Genèse est Jared, nom 1 sens contesté comme celui de Kénan. Est-ce le douleur? est-ce, comme le veulent les traditions juives lahométanes, . celui qui descend, et qui est témoin de écadence de sa race? Il est étrange que le Jared déen, Daonus, Davonus, Daos (pour Daon?), de Panti- !S soit susceptible des deux mêmes significations; en hébreu, d une part, doun, don signifie être bas ame l'anglais down), danah, terre basse (d'où Da- !, la colonie venue de la Ba««e-Egypte), et d'ax^lte
, din, j>an, a le sens de dominer, régner. C'est ce àet- T. m, 4
nier sens que les Ghaldéens donnaient à Daonus, pui que Bérose, connue pour écarter Téquivoque, ajoute: nom propre Tépithète de pasteur. Mais en con^)ara plus attentivement doun et din avec Davonus, on se ce vainc que le premier de ces deux verbes peut seul av( formé ce nom propre, dont Tétymologie proteste do contre le commentaire chaldéen des siècles post rieurs.
C*est Daonus qui vit arriver chez son peuple les qu très Annédotes qui ont enseigné les mystères du travail i digues, de la récolte des fruits, de la pluie et de la géométr Ainsi, au temps de la décadence morale des Séthitc les arts et les sciences ou la civilisation auraient pi un très-grand développement. Contraste douloureux q chaque peuple reproduit à son tour dans le cours de s< histoire.
Après Daonus vient Aédorachus, Evédoreschus, Edort chus, de Pantihihles, Le dernier de ces trois noms prou que Va initial du premier est l'article ha, et Veu < deuxième Tacyectif démonstratif hou (P. 1, 203). Ed resch (de darasgh, chercher) est celui qui cherche^ m pas les joies et les trésors de la terre, car c'est un sai patriarche, mais les choses invisibles, Dieu même, il trouvé le Dieu qu'il cherchait, car son nom biblique e Hénoc, Vinitié qui c marcha avec Dieu, et que Dieu pi à lui. » Si Bérose ne nous dit point qu'Edoresch ait ë enlevé au ciel, c'est que ce privilège inouï a été tran porté par les Ghaldéens à Xisuthrus. L'identité de lei septième roi avec le septième patriarche séthite e d'ailleui*s mise hors de tout doute par la tradition aral qui donne à Hénoc le nom d'idris, qui est exactemei le même qu'Edoresch (P. II, ir>9).
iSottô Edoresch parut le septième et dernier Annédot Odacon ouAnodaphus^ qui, d'après les corrections etl'ii
pfétation de Movers, aurait apporté les derniers engnements concernant Vagriculture, ildoresch a pour successeur Amempsinus , Amen phsi' , chaMéen de L^ranques ou Lanchares, L'Africain le ame Àmplm; mais ce dernier nom n'est qu'une éviation du premier. Ce roi ae peut être que Méthulah. On se souvient que ce nom biblique est fort obs- , qu'on en a proposé trois interprétations toutes difntes, et que les traditions juives favorisent celle mme du javelot qui répand au loin la terreur. Âmeminus ne nous paraît pas susceptible d'un autre sens. m est AiMiM, les terreurs ; inus est la terminaison ; serait le verbe pouts, phouts, disperser, étendre. ais, quand les cinq rois précédents étaient tous ori^es de Pantibibles ou Sipparis, la ville de Seth, pour- Amemphsinus l'est-il d'une autre cité? et cette quelle est-elle? Laranques ou Lanchares nous parait àl-hâr-ànaq (an'q, grec agchi, latin angere, ailed Angst, Enge) ou AL an'q har, la Montagne des ânes. Les Sétbites donc, qui avaient jusqu'alors vécu iblement dans leur ville primitive, auront vu, au )s d'Amemphsinus, la terre frappée de tant de fléaux leur montagne n'aura plus été qu'un séjour de dou-
Lémec, le fort, correspond Otiartès, où Kaiser rêve 9AR1TS, le puissant, et qui est originaire de Laran-
Son temps ne diffère pas de celui de son prédéces- : il y a puissance çt angoisses, ifin vient Xixuthrus, Sisuthrus, Xisithrus, Sisithrus,
qui eut lieu le grand cataclysme. Est-il l'homme uf tout renaît et pousse (siagh, produire, pousser des ms), et qui seul est demeuré de reste (ith'rah) ?
C'est ainsi que Bérose, qui garde le silence le plus absolu sur les Caïnites, nous transmet une liste parfaitement exacte des patriarches séthites. Les Chaldéens et les Hébreux puisaient donc à une même source, et cette , source, c'était la tradition de leurs communs ancêtres, , les Arphacsadites. C'est ce que confirme en outre le . récit que Bérose et Abydène nous font du déluge de Xisuthrus (P. II, 518 sq.). ,
Nous y retrouvons les grands traits du récit biblique: .^ Dieu, qui est ici Cronus ou Saturne, apparaissant (eo songe) au patriarche, lui annonçant la destruction prochaîne des hommes par un déluge, et lui ordonnant de ^ construire un vaisseau pour ses parents (et ses amis), . d'y porter des vivres et des boissons, d'y faire entrer , des oiseaux et des quadrupèdes ; Xisuthrus faisant ce . qui lui avait été commandé ; la pluie tombant des cieux et la violence des eaux détruisant la terre ; (trofe jours après qu'elle a cessé) des oiseaux lâchés à trois . reprises, retournant la seconde fois avec de la boue i . leurs pattes, et la troisième fois ne revenant plus; le . vaisseau abordant en Arménie sur une des montagnes des Cordyens ; le patriarche enfin, qui juge la terre découverte, brisant une portion du toit, construisant un autel et oû'rant un sacrifice aux dieux.
Les dimensions de l'arche, cinq stades de longueur ' sur deux de largeur, sont exagérées jusqu'à l'absurde. ^ On a pareillement augmenté le nombre des personnes ' sauvées : ce sont Xisuthrus, sa ^emme, sa fille, le pilote ^ avec dix chefs de famille qui sont ses enfants ou ses ^ parents et amis. Mais, du reste, les additions faites à 11 ^ tradition primitive sont conformes à son sens moral. : Xisuthrus demande dans la vision où il devina naviguer, et , Dieu lui répond: « Vers les dieux, en priant pour le biei , des hommes. » Si après sa sorUe duNmseau et son sacri- -^
TEMPS POSTDILUVreNS. 77
î il disparaît, enlevé par les dieux, avec sa femme, sa ï et le pilote, c'est à cause de sa piété qu'il est allé s les dieux auprès desquels il demeure, et une voix ciel exhorte à la piété ses compagnons, qui le cherient.
es livres de Xisuthrus qu'on déterre à Sipparis, figut, comme les deux colonnes des Séthites et de la de, la conservation de la civilisation antédiluvienne ravers de la grande crise du déluge (P. II, 171).
ous avons cité déjà le passage de Bérose sur la tour ^abel et celui qui fait allusion à Abraham (60 ; P. 11, . Mais si le patriarche hébreu vivait encore au ps des Séleucides dans la tradition des Chaldéens, 'avaient certainement pas oublié le grand héros de abylone éthiopienne, le fils de Cusch, Nemrod. t pourtant tout ce que les auteurs qui ont extrait irrage du prêtre de Bel us, nous ont transmis sur le >s de Nemrod, se réduit à ces quelques mots : « Après luge a régné en Chaldée Evexius ou Evéchous pendant re nères, et Vempite a passé à son fils Chomashélm penquatre nères et cinq sosses. »
ais que signifie Chomasbélus en chaldéen ou héi? Le Seigneur (baal) violent et oppresseur (chamots). piel est ce tyran de la Babylonie aux temps qui aient de si près le déluge, si ce n'est Nemrod, le le?
m père est Evéchous. Ev est le pronom hou ; reste >us, qui est le Cousch (Cusch) de la Genèse et mieux >re l'Ekosch ou TEtosch des Egyptiens, isch, Nemrod, la tour de Babel et Abraham figurent 3 aussi bien dans les traditions des Arphacsadites l'Euphrate que dans celles des Arphacsadites dw *dain. Le seul fait de cette époque que les çreixÀfe-
?S ITABYLONIENS.
res nous font connaître et que les secondes passent sous silence, c'est la guerre de Titan contre Saturne, ou de Titan et de Japétosthès contre Zérovanus. Marâ ici nos sources se troublent, et ne sont plus d'accord. Abydène place la lutte de Cronus et de Titan après b confusion des langues. Alexandre Polyhistor, qui dte la Sibylle, est moins précis et met de la partie Proné- j. thée : « Après le déluge vécurent Titan et Prométhée, ,| et ce fut alors que Titan prit les armes contre Cronus. » -^ Enfin l'historien arménien, Moïse de Chorène, s'ap- ^ puyant sur la Sibylle bérosienne dit que ce fut après k déluge et avant la confusion des langues qu'eut lien la querelle des trois frères qui s'étaient partagé l'empire ^ du monde. Ce récit est si obscur que je ne le transcris ^ pas ici. On ne sait nulle autre tradition qui l'illumine, e Zérovanus pourrait passer pour le camite Nemrod si a l'on ne nous disait pas qu'il est le mage Zoroastre, souek •des Mèdes et père des dieux, 11 y a là soit des événements historiques, dénaturés par la tradition, soit quelque ^ mythe des Titans, de Saturne, de Jupiter et de leurs guerres, lequel aura été transformé en une fable dont les héros sont de simples mortels.