MÊME MAISON, RIE DE LA MONNAIE
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d*anie ni de corps, à tous égards semblable à nous. Il comprenait en lui tout ce dont la femme a été formée, et comme elle a été tirée non de son cerveau, ni de ses membres, mais de la région du cœur, nous en concluons que Tamour, qui est le trait distinctif de la femme, était originairement uni dans l'homme à rintelligence, qui est restée son lot. Cet homme primitif, nous Tavons nommé VAdam synthétique (P. Il, 15). Le nom d'Androgyne serait inexact, parce que Adam n'était pas un monstre, mihomme rai-femme, mais bien un vrai homme qui renfermait, confondu en lui, la substance de la femme.
Interprété comme nous le faisons ici , et développé comme nous le ferons dans les Deux Cités , le second chapitre de la Genèse contient tous les éléments fondamentaux de f histoire de l'humanité : le premier couple , souche de tous les peuples ; l'institution du mariage, racine de la société et première base de l'Etat; l'ordre de cultiver le jardin, origine de tout travail ; les commencements du langage qui s'est éveillé dans Adam à la parole que Dieu lui adressait, et qui se divisera plus idrë-cn milles idiomes ; l'arbre de la connaissance du bien et du mal qui renfermait le germe de toutes les lois morales ; l'arbre de vie ou le premier sacrement avec le premier culte , et enfin la prophétie et les premiers linéaments des révélations postérieures.
La pureté instinctive d'Adam est un état de Tànie qui nous est inconnu, à nous, êtres pécheurs et conscients, et que nous ne pouvons décrire qu'au risque de faire de nombreuses erreurs. Le récit de la chute, au contraire, nous tient un langage qui nous est familier : il nou$ parle de péché, de séduction, de remords, de honte, de