‹ Le peuple primitif, sa religion, son histoire et sa civilisation; (volume 3)Chapitre 26 sur 120 · ASSYRIENS · texte numérisé non relu

ASSYRIENS

trement que le Signe (semeion). iMais le mot grec de signe est identique avec celui de Sem, et il est ainsi hors de doute que Sem était le vrai nom de la statue.

Ce qu'on raconte des mœurs dissolues de Sémiramis, de ses vêtements d'homme , de sa primitive condition de courtisane, des cinq jours pendant lesquels le roi la laissa maltresse de Tempire , doit s'entendre simplement des mœurs et des fêtes qui se sont introduites chez les nations sémitiques dans les temps postdiluviens.

On dirait, au reste, que les Sémites d'Assyrie se sont plu à multiplier le nom de leur grand aïeul. Nous venons de voir Sémiramis, Sem-eion, Simma. Voici Ninyas qui a pour surnom Zamès, et Zamès est même aussi svnonvme de Ninus».

Pour contrôler enfin l'explication que nous proposons de Sémiramis et de sa famille, examinons ce que Castor, dans ses Chroniques, nous rapporte de rhistx)ire primitive d'Assyrie*.

« Le premier roi est Bélus, » Baal, le grand dieu de la nation, son Osiris.

« Sous lui, les Cyclopes vinrent, avec la foudre, »u secours de Jupiter, qui combattait contre les Titans. Deux des Titans, Hercule et Bacchus, furent aussi de vaillants auxiliaires des dieux. » C'est le mythe bien connu de la grande Sécheresse de Méhujaël (P. II, 433).

< Dans le nombre des Titans était le roi Ogygès, » Ogen, Océaîi, dont le déluge est celui de Noë.

i Salmasias, Cornent, de SoUUf p. 872.

- Castor de C. MuUer, p. 156, à la suite de l'Hérodote de Dindorf. Didot, 1844.

irès Bélus, » le dieu du monde antédiluvien, « régna , qui épousa Sémiramis, et à qui succéda Zamès lyas. > Ces trois noms-là sont précisément à la que nous leur aurions assignée nous-méme. Ils mifient les temps postdiluviens où les Sémites ont i l'Assyrie.

Assyriens possédaient d'ailleurs sur ces mêmes une autre tradition fort curieuse, qui se résumait es cinq noms suivante : Babius, ou (d'après le bab) le père de la nouvelle humanité, Noé; Anébus «AB, en hébreu) la grappe de raisiny découverte par . II, ^5) ; Arbéhis I, ou le feu de Baaly dont le i été fondé par Nemrod ; Chaalus ou Ghalays, qui même Nemrod en sa qualité de fondateur de , et enfin Arbélus II. Abydène a commis l'erreur caler ces rois entre Bélus et Ninus, tandis qu'ils 3ntemporains de Ninus et de Ninyas. Le Syncelle ^nsportés dans les derniers siècles de l'histoire rie.

. qui vient après Sem-Ninyas? Un Arius, c'est-à- 1 Arien , un roi de la race médique qui aura fait quête de l'Assyrie, et il a pour successeurs un ly un Xerxès et un Armamithrès, noms qui tous lent riran. Or la Genèse nous fait connaître un lllasar ou de Médie du nom d'Ariok, qui s'associe oi de Sentiaar et à un roi d'Hélam pour attaquer lé et les autres villes de la Plaine. On ne com- •ait pas comment le roi de Médie a pu joindre ses lu travers de l'Assyrie si celle-ci n'avait pas été ie soit à la Médie, soit au Sennaar, ou comment d'Assyrie serait demeuré paisiblement chez

k. X , là. Les briques des ruines de Nimroud portent l« tioisl b, comme ceUee de Royoundjouk le nom de '^înWe,

Page 1