ASSYRIENS
lui quand tous ses voisins se mettaient en campagne. Or, dans le Zend-Avesta, les deux derniers pays qu'Ormuzd a donnés aux Ariens sont, à Test, Tlnde, et à Touest (probablement) l'Assyrie, ce qui suppose que cette dernière contrée a été très-anciennement envahie par les Ariens ou les Mèdes. Puis Ariok diffère peu du roi de Ninive Arius, et ce qui nous semble fort extraordinaire, c'est qu'une des paiticularités du dialecte assyrien est d'ajouter aux noms une terminaison en ak ou OK*. Ariok serait donc Arien par son nom, Mède par Ellassar, où il règne, et Assyrien par la forme sous laquelle son nom serait parvenu à la connaissance d'Abraham et de Moïse. Enfin Bérose nous apprend qu'à une date très-ancienne, des Mèdes avaient régné à Babylone, et il n'est pas surprenant que, maîtres de l'Assyrie, ils aient suivi les rives du Tigre et conquis le Sennaar'. Armamithrès a pour successeur Bélochus I, qui est, à notre avis, le libérateur de sa patrie et le fondateur de la première dynastie indigène à Ninive. Celle-ci finit avec Bélochus II et Atossa ou Sémiramis, et fait place à la dynastie de Bélatarès. La troisième, qui est chaldéenne, (!ommence avec Eupalus=Phul, et finit avec Sardanapal. Mais nous empiétons sur d'ultérieures recherches, ^i nous posons la plume.
^ M. Haug, sur la langue pehlevi^ p. 28. Gœttiiigue 1854 (en ail.)-
^ Peut-être la légende de Parsondas dans Nicolas de Damas et
dans Ctésîas se rapporte-t-elle à ces temps reculés où le roi df
Babylone était le vassal da roi des Mèdes, dont Sose était parfois li
résidence.