I. Création de l'homme
Niu-va, qui a fait le ciel, t a pris de la terre jaune et 1 a formé Thomme : c*est ainsi oue Thomme a eoniencé * (P. 11, 40). > Le jaune est la couleur sacrée des tiinois, qui a été substituée au rouge de la tradition imordiale ou biblique.
Dieu se nomme le Grand Homme; aussi Mencius dit- * : f Qui épuise son propre cœur, connaît sa nature,
qui connaît sa nature, connaît le ciel (ou Dieu). » es livres moraux des Chinois supposent à chaque page je la nature humaine est apparentée à la nature dine, ou que Fhomme a été fait à Timage de Dieu.
L'être qui porte en soi Timage de la Divinité ne peut re anéanti. Aussi la foi dans Timmortalité de Tâme lâit si vivante au cœur des Chinois que le culte des an- Hres faisait la moitié de leur religion, et que Confucius îut qu'on rende aux morts les mêmes devoirs qu'aux ivants. On marie même solennellement les deux jeunes ens qui sont morts entre les fiançailles et la noce (P. II, 56) \
' Chou-kÎDg, Introd.f ch. xni.
> Sionnet, p. 20*
5 Histùire ffénéraie des voyciges^ i VI, p. 157.
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Dans un tableau hiéroglyphique de la création (P. Il, 6), la première femme se nomme la Femme-Serpent: 1 antique proverbe fait de la femme la cause de tous maux de l'humanité (id. 33). Le Ghi-king dit en plu- Brs endroits qu'elle est une échelle de calamités et malheurs; que c'est d'elle et non du ciel qu'est venu bouleversement ; qu'elle a cherché ce qu'elle aurait fuir, et abandonné celui qu'elle aurait dû aimer seul. e Seigneur veut rendre à l'homme sa première vertii. . . ■s possédions d'heureuses campagnes : la foinme is les a ravies. Tout nous était soumis : la femme is a réduits en esclavage. »
iCe qui a perdu l'homme, » dit Tchouang-tsé, «rest désir immodéré de savoir. > Et la Genèse nous dit ■ que ce désir fut une des causes de la faute d'Eve. ja chute de l'homme a troublé la nature elle-même : es que l'homme eut acquis la science, m dit Lopi , HJS les êtres devinrent ses ennemis. La nature se coropit , et alors tous les oiseaux du ciel et les bêtes » champs , les reptiles et les serpents s'étudièreni à rvi pour nuire à l'homme*. »