VI. Les Centaures
I^s Centaures, fils de la Nuée, sont des cavaliers postérieurs aux pluies qui ont mis fin au fléau du fei et antérieurs au déluge (P. Il, 454). Les Tîng-lîng «rt»
' Mencius, II, 1, avec \a note de M. Pauthier. Voyei plus bts W Ribbous de TTode.
)mme les Centaures , un corps d'homme et des pieds
î cheval. Le caractère Ling est placé sous la clef de la
Kie ou des nuées, Ting-ling signifie : intelligence virile,
rnide^ forte^ et Chiron est la personnification de Tintel-
(ence et des arts des Caïnites. Ce Centaure a été placé
r les Grecs dans le ciel au même lieu où la sphère
linoîse nous présente le préfet de la cavalerie et les ca-
Uers des chars. Enfin , on serait tenté de retrouver le
un même de Centaure sur un planisphère japonais, où
Russie porte le nom de Kontouriya.
Les temps postdiluviens et historiques ont eu leurs peu-
i& de cavaliers comme le monde primitif. Il n'est donc
hit surprenant que le nom de Centaure ait passé des
hiites aux Scythes et autres nomades de l'Asie cen-
le. C'est ainsi que dans les livres historiques ou géo-
iphiques des Chinois, les Ting-ling, en dépit de leurs
iiJbes de cheval , figurent parmi les nations voisines
l'Empire du Milieu. Ils habitent les steppes du Tur-
ftan et de la Sibérie méridionale, font trente lieues
un jour, et se divisent en plusieurs peuples dont le
is célèbre est celui des Ou-sun. Cette confusion entre
Centaures du monde primitif et ceux du monde ancien
«te pareillement en Grèce. 11 est digne de remarque
5 les marbres du Parthénon et de Phigalie associent
ï Centaures aux Amazones , tandis que Justin donne
elles-ci pour alliés des Scythes, cavaliers et nomades
nme les Ting-ling i .
Vil. Les Filles des hommes.
Les Filles des hommes qui séduisent les Fils de Dien, paraissent dans la Genèse comme une race nouvelle me merveilleuse beauté (P. Il; 164).
De Paravey, ZHssettation sur les Ting-ling Pans , VH^^ . T. UL 9
La Grèce connaissait deux races d'Amazones , aussi célèbres par leur beauté que par leur courage : les Amazones d'Orient ou d'Asie Mineure qui appartiennent aux temps postdiluviens, et celles que Diodore place vers rOccident, en Libye, dans une île, et que nous croyons antédiluviennes (153 sq.).
En Chine on parle de Vierges orientales, dont on place , le royaume vers le Khotan , ou vers l'Inde , ou dans le Caboulistan, ou vers la mer Caspienne, et de Yierga des joies du soir ou du couchant. Ces Vierges ou Niu-mou ^ ont les unes et les autres t des cheveux et un aspect ^ admirablement beaux > et jouissent d'une grande réputation de justice. Elles ne sont point, sans doute, guerrières comme les Amazones, et si le dessin chinois qui accompagne le texte les représente avec un seul sein, cette difformité, sur laquelle le texte garde le silence, « est uniquement due à l'inhabileté du peintre». Toute- . fois il paraît bien que les Chinois avaient gardé, comme . les Grecs, le souvenir d'une antique race de femmes ^ d'une extraordinaire beauté, et reporté les vieilles lé- .. gendes sur des faits récents, qui en ont été complètement altérés. Mais les fables chinoises sont trop pauvres pour qu'on puisse les discuter longuement , et nous ne . faisons que les noter en passant*. U