VIII. Longévité extraordinaire. L
Nous avons vu les Chinois bannir du paradis la mort, (|ui a donc été introduite dans le monde par le péché,
* La fable des femmes qui n*oiit qa*an sein est propre à la Grèee, et provient d'ane fausse étymologie qui n^est possible que dam It langue des Hellènes. i
* Voyez pour les faits, de Paravey^ Dissertation sur Ist àwêt \
SOfMf.
TRADITIONS ISOLÉES. i95
[ui d'après la Genèse n'a opéré que fort lentement
œuvre de destruction dans le coips et l'âme. Telle
aussi la pensée des Chinois quand ils nous disent ,
s leurs traditions à demi hindoues, c que dans les
premiers Ki l'on comptait dix mille ans pour le
id âge de l'homme, que ceux qui tenaient comme
ilieu vivaient mille ans, et qu'enfin la vie la plus
•te était de quelques centaines d'années. » — t Tant
n n'entendit point parler de cuire ni de rôtir (c'est-
pe jusqu'au déluge chez les Séthites), les forces de
nme ne s'affaiblissaient points »
) souvenir du déluge de Noé s'est conservé nonement dans certains hiéroglyphes des Chinois, mais i dans leurs deux plus grandes fêtes annuelles, celle eaux et celle des lanternes. Toutefois, de même s ne comprennent plus ces hiéroglyphes, ainsi le sens de ces fêtes s'est perdu parmi eux. 1 serait sans doute en droit de m'objecter que les ois placent l'institution de ces deux fêtes dans des )s relativement assez récents. Mais quelles qu'en nt la date et la vraie patrie, au moins méritent- , notre attention par la solennité et l'éclat avec less on les célèbrent.
une a lieu pendant l'hiver, en février, quinze jours it le renouvellement de l'année ; l'autre en juin, aux 'oches de l'été. L'une est celle des eaux, l'autre au raire celle du feu. Et cependant elles ont ceci de mun que dans toutes les deux on cherche un perlage qui a disparu. Or, nous savons que cette re- 'che est un mythe diluvien (P. 11, 234).
Choa-king, introd.^ ch. vu.
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•j^i^mkmî <$v>aBt ne Mtre iveràm. le iiersomnge ^ <fi'«i« db^rr^ «Jeifl» ht f^ de» easi. :<^rjit non pas on r*À saRTvr *i~«R ^^aiaidysae. ■aïs «t ■Miliiïn qnî s*est
rf/mn^ t>»fr»-A9rK qv'M» cfceirhe e« t«^t lie« (P. H.
Ejiiii, ne Twaate de ee deraier nytke veut que ce v>ft b iile da aundwin (|in se soîl perdae sar les bords «la flemre. pea après b foodatioD de l'enpîre. On dirait \îjf»b <kr> LithaanieBS iP. U. iâl».
Cba^jEie vanante noavelle, chaqae noaiean mythe bp fait qiie mieuiL <^iiiootrer rmigine dânvîemie de la fête t'hiwrtse des eaox.
La fête des lanternes, pendant laquelle toute b Chia^ parait en feu, est sœur de b fête des lumières à Sais
< Que fignHIe le nom de PaneeUes que Ton donne à cette Ue dint Y HiêtMre générale dfs voyages, t. V, p. 318? Ce nom n'est pas ebînoit,
• (>n s fQppocéqne In est Yang, et lo, Yin (P. II, 475; 1, 430^
Uy 2Ô4). Non-seulement elles se célèbrent toutes les fi de nuit et par de brillantes illuminations; mais en pte, on représentait le drame sacré de la passion iris avec les courses errantes d'isis, et en Chine, on bre la commémoration du mandarin qui chercha, en , sa fille sur les bords du fleuve, avec des flambeaux, ^compagne d'une foule de peuple dont il s'était fait 5r par sa vertu.
)s Chinois ont d'aillem*s oublié le vrai sens de leur des lanternes. Ils la passent dans de grandes ré- ;saaces, qui rappellent celles de la résurrection iris ; mais ils n*ont pas auparavant des jours de deuil 3 lam^entation. Ils se masquent et se déguisent, et des représentations théâtrales : mais au lieu du ne d'Osiris, ce sont des combats , des danses, des ises de marionnettes, et de magnifiques feux d'arti-
La fête est bien une fête de renouvellement ; mais enouvellement de Tannée et non pas de celui de nanité. Le signe du Verseau, dans lequel la fête a
se nomme la résurrection du printemps, et le jour précède la nuit de l'illumination est celui de la fête abourage, où Ton conduit en procession une vache erre cuite, aux cornes dorées , d'une monstrueuse ideur, que suit par derrière un enfant , ayant un
chaussé et l'autre nu , et qu'il fouette de temps emps comme pour la faire avancer. Cette flagella-
se retrouve en Egypte ; ce pied nu, dans le mythe ; de Jason ; la vache, symbole de la terre et de l'aulture, chez tous les peuples anciens*, impression de terreur que le déluge avait laissée i les esprits, est attestée par le Kouei-noir , pièce
Histoire généraie det Voyages, t. Vl, p. 160 sq.; 194; t. V, p. 522 sq.