LIVRE CINQnÈME
LES ÉGYFriENS'.
^oiKs avons vu en Chine les patriarches antédiluviens "'''^gistrés dans les listes des empereurs indigènes. ^ Phénicie nous avait offert une double histoire du •^^nde primitif, Tune humaine, profane et légendaire, ^Utre divine, sacrée et mythique. Cette même histoire
' Nos principales sources sont : Hérodote ; Diodore de Sicile ; ^thon et Ératosthène (dans le tome II, p* Slt sq. des Ftclq' ^Ha hisloricorum grœcorum de M. Ch. Muller, ou dans le tome 111 célèbre ouvrage de M. de Bunsen] ; Plutarque, de Inde (édition de I^rthey); puis les Monuments égyptiens reproduits par Rosellini, Mnpollion, Léemans, Wilkinson, Creuzer-Guigniaut. •es écrits des modernes qui nous ont été le plus utiles dans la action de notre livre cinquième, qui est plus historique que mylogique, sont en allemand : celui de Bunsen (dont les volumes IV ^ ont pa^ pendant l'impression de ces feuilles); — Bœck, Jdané- H et la période sothiaque (1845) ; — J.-Chr.-K. Hoffmann, Lettre (f. le docteur Bœck sur la chronologie égyptienne et israélite, \1 ; — Lepsius, Chronologie des Egyp tiens , 1 849 ; — le même. Du h des huit grands dietix de V Egypte et de son origine historique^ is les Mémoires de l'Académie de Berlin, 1851 ; — le même. De la Hième dynastie d* Egypte, dans les Mémoires de l'Académie de •lin, 1853; — Seyffarth, Ecrits théologiques des anciens Egyp- 1«, 1855; — Brugsch, Voyage en Egypte, 1855; — le même, La fiplainte d* Adonis et le chant de LintiSy 1852. — En français, tve les écrits de Champollion : Lesueur, Chronologie des rois tgypte.XUH.^
s'est conservée en Egypte sous la double forme de mythes où sont en scène Osiris et Isis, Horus, Typhon, Nephthys, et de dynasties qui sont censées avoir régné en divers points de la vallée du Nil.
Il est vrai que si Ton en croyait les Egyptiens, les fléaux du feu et de Teau qui avaient détruit partout ailleurs la civilisation, n'auraient point atteint leur patrie, et ils seraient ainsi le plus ancien peuple de la terre. Cette prétention est de nos jours appuyée par les savants les plus illustres, qui créent une chronologie spéciale à Tusage de la seule Egypte, et qui prétendent que seule FEgypte n'aurait point fait entrer dans son histoire nationale l'histoire des temps primitifs. Mais il serait en vérité fort étrange que le peuple du Nil n'eût pas les mêmes traditions que toutes les autres nations de l'ancien monde et du nouveau (P. Il, 589 sq.), et il faut, ce nous semble, se refuseï* à l'évidence pour nier que le premier de8 Pharaons, Menés, soit Adam, aussi bien que le sont Hoang-ti, Alorus, JEon, et tous les Manou, Manès, Mann, Meschia, de l'Asie et de l'Europe.
Après avoir dit un mot des livres de Thoth, nous interpréterons les mythes d'Osiris et de sa famille ; nous expliquerons ensuite les différentes dynasties des dieux, et enfin nous tracerons dans les listes des rois que nous ont données Hérodote, Manéthon,Eratosthène etDiodore, la limite entre l'histoire humanitaire du peuple primitif et l'histoire des descendants de Mltsraïm.