‹ Le peuple primitif, sa religion, son histoire et sa civilisation; (volume 3)Chapitre 58 sur 120 · CHAPITRE I · texte numérisé non relu

CHAPITRE I

Les lilYres saerés.

Les livres sacrés des Egyptiens, qui étaient au nombre de quarante-deux, contenaient la théologie, le rituel, les hymnes, les lois civiles et politiques, les sciences mathématiques et physiques, et enfin la médecine.

Ces écrits, dont Manéthon prétendait avoir tiré son histoire, t avaient été gravés par Thoth, le premier Mercure, en langue sacrée et en caractères hiéroglyphiques, sur les colonnes situées dans la terre Sériatique (26, 107). Après le déluge, ces colonnes avaient été transcrites dans la langue vulgaire, en caractères hiéroglyphiques, et les livres déposés dans les sanctuaires des temples de l'Egypte, par le fils d'Agathodémon, le second Mercure, père de Tat, ou par Agathodémon, fils du second Mercure et père de Tat '. »

Si nous expliquons ce passage par Sanchoniathon, Bérose et Josèphe, nous reconnaîtrons dans le premier Thoth, Seth= Alasparus=Taaut, et dans le second Thoth, Tbabion qui représente la renaissance des lettres au sortir de l'arche. Les livres du monde antédiluvien passaient donc en Egypte, comme dans l'Asie occidentale, pour n'avoir pas péri dans le cataclysme.

A cette légende, qui nous est bien connue, Manéthon ajoute deux traits particuliers qui méritent d'être re-

« Manéthon, p. 513.

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levés. Il distingue la langue antédiluvienne de la langue commune de TEgypte. Puis, selon lui, récriture de la première aurait été hiéroglyphique comme la seconde, et la seule différence qu'il y aurait eu entre ces deux écritures, serait que Tune était gravée sur la pierre, et Tautre tracée sur des livres.

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