‹ Le peuple primitif, sa religion, son histoire et sa civilisation;Chapitre 109 sur 158 · NÉCROMANCIE · texte numérisé non relu

NÉCROMANCIE

magie étaient déjà tellement connus et pratiqués que c'est en grande partie à cause de ces abominations que l'Éternel veut exterminer les habitants du pays. Il est dit» en particulier, que parmi eux étaient des gens qui liaient une contrée par leurs formules magiques ; d'autres qui savaient tout par un esprit qui était en eux ; d'autres qui interrogeaient l'esprit de Python (ob) ; d'autres enfin qui cherchaient les morts *. Ce mot hébreu, ob, paraît être le même que celui d'OBEiAH, qui est en usage chez les Nègres de la Guinée, qui pratiquent sur une très-large échelle l'évocation des morts. Elle existe pareillement chez la plupart des peuples païens, mais surtout chez les sauvages, et nous n'avons pas le droit de nous en étonner quand nous voyons au dix-neuvième siècle, dans notre Europe et aux États-Unis, des milliers de personnes qui tentent, par le moyen des tables tournan. tes, de se mettre en rapport avec les morts ou les esprits frappeurs. Au reste, chez les nations chrétiennes, à la magie noire est venue s'ajouter la sorcellerie , qui consiste à mettre l'homme en rapport non plus avec de simples ombres, mais avec Satan lui-même. C'est à la sorcellerie qu'ont finalement abouti ces erreurs si poétiques, si pieuses, si innocentes, dans lesquelles était tombée la haute Antiquité lorsque , mécontente de l'ignorance où la tradition primitive la laissait sur l'état des âmes après la mort, elle avait voulu deviner et savoir ce que Dieu dans sa sagesse n'avail pas jugé bon de lui révéler.

< Deat. XVIII, 10 et 11.

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