‹ Le peuple primitif, sa religion, son histoire et sa civilisation;Chapitre 113 sur 158 · DES DIEUX · texte numérisé non relu

DES DIEUX

forment et se constituent. Ces divinités nationales tantôt expulsent des deux les divinités antérieures et humanitaires, quand la religion locale et nouvelle détruit la religion primitive ; tantôt elles ne font que les abaisser du premier rang au second, et tantôt enfin elles s'asso(;icut simplement à elles sans leur rien enlever de leur antique gloire. Ainsi Melcarth s'associe à Baal en Pliénicie ; Brahma éclipse Indra, qui n'est plus que le dieu du soleil ; Zeus détrône Cronus.

Mais Tavenir recèle dans son sein d'autres révolulions célestes : le héros protévangélique enlèvera à son père le sceptre du monde , comme Hacchus à Jupiter, ou le monde qui renaîtra des cendres du nôtre sera gouverné par des dieux nouveaux, ainsi que le disaient les Scandinaves, et que le disent encore les bouddhistes.

Le tableau suivant résume les règnes des dieux en Chaldée, en Phénicie, en Grèce, en Italie, en Scandinavie, en Finlande, en Inde, au Mexique, au Pérou. Le mythe éj^yptien exige un examen tout spécial, que nous ferons ailleurs, et qui nous prouvera comment le peuple du Nil remaniait et travaillait à sa manière la tradition universelle. Les religions des Celtes et des Slaves , mieux connues, nous auraient certainement fourni deux colonnes nouvelles, qui auraient concordé avec les autres. Dans le Zend-Avesta le même dieu, Ormuzd, règne à travers tous les temps. Nous avons omis, comme trop récente et trop obscure, la dynastie des Bouddhas.

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