CHAPITRE II
Les Patriarches.
Si le prophète annonce el rappelle au peuple la volonté divine, il faut au peuple un représentant qui, parlant et agissant à sa place, offre à Dieu pour lui ses prières et ses victimes. Ce sacrificateur était, dans les temps primitifs, le patriarche, qui le devenait par la naissance et par Tâge, sans élection comme sans initiation. Il était la voix par laquelle sa famille , sa tribu s'adressait à la Divinité. Il ne possédait point de privilèges particuliers, et ses fils exerçaient sur leurs petits-fils une autorité analogue à celle que lui donnaient sur eux tous ses années et son titre de père. Cependant il intercédait pour eux, comme nous l'indique l'exemple de Job, et comme le fait tout père qui craint Dieu, et ils lui devaient tous obéissance à cause du ministère sacré qu'il remplissait auprès d'eux en sa qualité de prophète. Le patriarcat contenait donc en soi les germes du sacerdoce ; mais ils ne se sont développés que très-lentement.
Après la Dispersion, la constitution patriarcale de la société religieuse et civile s'est conservée : en Chine, jusqu'à nos jours ; chez les Hébreux, jusqu'à Moïse el Aaron ; en Inde, à travers tout le temps des Védas jusqu'au brahmanisme ; en Perse, jusqu'aux premiers mobeds, qui existaient tout aussi çeu c\\xe Uv caste des Brahmines lors-