LES PATRIARCHES
l'une partie des Ariens descendit de l'Iran vers le bas ys de rindus. Les deux contrées où le sacerdoce s'est nstitué le plus tôt , ce sont la Babylonie et l'Egypte et core les Cbaldéens formaient-ils bien moins une caste prêtres pareille à celle du Nil qu'une tribu patriarcale à fois religieuse, savante et conquérante. En Europe, les êtres n'ont formé une corporation fortement constituée très-puissante que chez les Celtes et peut-être chez cerns peuples lettes ou slaves. Par une bizarre contradic- )n, TAsie , où la caste sacerdotale avait autrefois prélu, a embrassé l'Islamisme, qui met largement en pratile le principe de la sacrificature universelle, et l'Europe, li avait été éminemment laïque, après sa conversion au ristianisme a passé sous la domination d'un clergé nt la position sociale rappelle celle des lévites, et qui diffère pas essentiellement de celle des Chaldéens ou s mobeds.
Le patriarche-roi était, vers la fin du monde Primitif, touré d'un si grand respect qu'Abraham donna à Melisédec la dîme de son butin. Ce fait prouve que la dîme ^té régularisée, non créée par Moïse, et qu'elle fait pardes institutions religieuses les plus anciennes. On asre qu'elle a toujours été en usage chez les Arabes, et 'elle n'était point inconnue des Phéniciens, des Perses, s Romains. On eu cite d'assez nombreux exemples chez ; Grecs. Mais je n'en ai trouvé aucune trace en Egypte, en Inde, ni en Chine, ni dans l'Europe-nord. Il faut, lilleurs , ne pas confondre les prémices offertes aux iux avec les dîmes données aux prêtres. Le régime patriarcal est incompatible, dans sa' pureté, ec les prêtresses et les hiérodules ; avec les épreuves is ou moins longues et rigoureuses auxquelles doivent soumettre ceux qui veulent s'élever ù la sainteté et à dignité du sacerdoce; avec les doctrines» ^ecv^Vfc^ ^v
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les mystères. Les mystères supposent soit Texistence d'une caste de prêtres, qui, comme celle des Druides et peut-être celle de TÉgypte , s'est isolée de la multitude, et qui ne communique ses trésors spirituels qu'à un petit nombre d'adeptes, soit, comme en Grèce, la chute d'une antique religion qui se survit à elle-même dans des retraites sacrées, espèces de conventicules où se réfugie tout ce que le siècle compte d'âmes pieuses.