CHAPITRE III
Les lieux du enlte.
Lors de la Dispei'sion, les peuples ont emporté le sou- ;nir de la tour de Babel et de rArche qui leur ont servi us tard de modèles pour leurs temples comme pour urs tombeaux. Mais, jusqu'à cette grande crise, le culte iblic se célébrait certainement autour, au pied d'un iste autel, sous la voûte des cieux. Jetez un regard sur le mple de Jérusalem et Siur ceux de la Grèce : Tautel qui élève en plein air ou devant la porte, et qu'arrose le mg des victimes, rappelle celui sur lequel Noê offrit à ieu le premier holocauste ; la maison de Dieu est une réation secondaire des siècles postérieurs, et si elle conçut un autel, on n'y dépose que des fruits, on n'y brûle jue des parfums ; c'est hors de ses murailles que se ce febrent les cérémonies fondamentales du culte. Pour tout symbole de la Divinité, le feu. Mais c'était li\ léjà un commencement d'idolâtrie, et nous verrons aileui»s la lutte d'Abraham contre Nemrod dans la ville haldéenne d'Ur ou du feu, Tharé, père d'Abraham, passe our avoir sculpté dans ce même temps les premiers Séraphins*.
* Voyei note A.
i06 LES LIEUX DU CULTE.
Point de reliques ; car le inonde antédiluvien n'avait laissé de lui que des souvenirs, et Thumanité nouvelle était encore trop jeune pour avoir déjà des restes. Ce n'est d ailleui's qu'après de longs siècles d'erreurs qu'on en vient à suspendre à la voûte d'un temple Tœuf de Léda, qu'on garde avec dévotion les chaînes d'Andromède (à Joppé), ou (dans l'Arcadie) les dents et la peau du sanglier diluvien de Calydon, qu'on montre le Heu d'où Proniéthée avait pris l'argile dont il avait formé le premier homme , qu'on reconnaît dans les ossements fossiles de quelque monstre colossal, le corps d'Oreste, d'Orion, de Géryon, d'Oronte, d'Hoplodamus, ou qu'on montre le tombeau de Jupiter.