‹ Le peuple primitif, sa religion, son histoire et sa civilisation;Chapitre 131 sur 158 · LA SAINTETÉ · texte numérisé non relu

LA SAINTETÉ

La valeur morale de la loi juive peut se mesurer par les derniers fruits qu'elle a fait mûrir, Siméou, Zacharie, et Elisabeth, Jean-Baptiste, les Apôtres, et surtout Marie, et nous pouvons de même apprécier par Abraham la valeur de la loi et de la religion primitives. Les prêtres de rËgypte, dont Finstitution touche à la Dispersion, étaient tenus à une très-grande pureté, ainsi que le furent plus tard les Brahmines. En Chine, plus on remonte vers le berceau de la nation, plus on voit'la foi prévaloir sur la tiédeur, Taspiration aux vertus les plus relevées sur le relâchement, les tendances mystiques sur la froide raison.

Nous pouvons même distinguer parmi les familles qui sont devenues des peuples après la Dispersion, deux esprits opposés, l'un, essentiellement religieux, qui devait aboutir au fanatisme et au culte orgiastique, et l'autre, essentiellement moral, qui tendait à l'ascétisme (^ devait se manifester par les religions solaires, telles que celtes des Ariens, des Doriens, des Hyperboréens.

La pratique de l'ascétisme la plus généralement usitée est le jeûne. Le jeûne était pour les Orphiques et les Pythagoriciens un moyen de dompter le corps , de donner à la volonté plus d'énergie, et de dégager Tâmedes liens de la matière pour la mettre plus aisément en eonmunication avec la Divinité. Mais il était, dans d'autres pays, soit un procédé psychologique pour obtenir des songes prophétiques et pour entrer en relation a«f les morts, soit un signe de deuil , soit une de ces souffrances volontaires par lesquelles on croît expier ses pochés et se rendre Dieu propice. Il est fort difficile, dans nombre de cas , de distinguer lequel de ces quatre sentiments prévaut dans les jeûnes auxquels se sont soumis le plus grand nombre des peuples païens des deux mondes. Aussi ne nous prononcerons-nous pas sur l'antiquité et le sens çt\to\\XI ^^ ^^\Vft pratique.

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