‹ Le peuple primitif, sa religion, son histoire et sa civilisation;Chapitre 136 sur 158 · IV · texte numérisé non relu

IV

T. n. -liS

466 PKUPLES INDO-CELTiOUES.

Anges). Il est noire Père, et tout ce qui existe le reconnaît pour maître... Les eaux ont porté dans leur sein celui qui est supérieur au Ciel et à la Terre , aux dieux et aux Asouras , celui qui donne la lumière à tous les cires divins... Sur Tombilic de l'être incréé reposait un objet (un œuf [i, 375]), dans lequel se trouvaient tous les mondes. »

Dans un autre hymne*, la création est comparée à un sacrifice (i, 246), et le sacrifice à une toile qui se déroule lentement. C'est Pouroucha, le grand Mâle, qui rétend dans le ciel. Les Pères viennent s'asseoir pour la tisser. Les cent et un fils sont fournis par les Dévas. Tous les dieux (comme les Anges dans Job), chantant sur des mètres différents, adressent au grand Dieu un hymne solennel, tandis que priaient les Richis, enfants de Manon et nos pères.

L'idée du sacrifice est développée dans le quatrième et dernier des hymnes cosmogoniques du Rig-Voda*. Il appartient déjà à la période de transition, qui a vu paraître les Lois de Manou; car il y est fait mention des quatre castes, et elles y sont des incarnations du dieu suprême.

« Pouroucha, le maître de rimmortalilé, le dieu qui a pétri la terre de ses dix doigts , et qui en a formé une boule sur laquelle il domine, a produit ce qui est, ce qui fut, ce qui sera. Sa grandeur dépasse les choses visibles: tous les êtres (qui s'offrent à nos sens) ne sont qu un de ses pieds, celui qui s'appuie ici-bas ; les trois aulres, immortels , sont dans les régions supérieures des cieux * (oii ils se dérobent à nos regards). Conception bizarre, mais singulièrement hardie, qui devance peul-éli'e de trente siècles l'hypothèse d'Herschell sur la pluralité des inondes ou des voies lactées.

1 jv, 4-22.

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