‹ Le peuple primitif, sa religion, son histoire et sa civilisation;Chapitre 20 sur 158 · IX. Les Chérubins · texte numérisé non relu

IX. Les Chérubins

Nos premiers parents, en s'éloignant du paradis dont Dieu venait de les chasser, aperçurent a son entrée des êtres inconnus, dont Tépée de feu s'agitait en tout sens pour leur fermer le chemin de l'arbre de vie.

Je n'ai pas su retrouver dans les religions païennes le moindre souvenir des chérubins*.

" » Basse (Découvertes dans le champ de l'histaire primitive de l'humanité, t. i, p. 236, en allem.) assimile les chérubins aux griffons (geriph, gerupb, cherub) , les « chiens de Zeus, » qui défendaient l'entrée du pays de l'or contre les Arimaspes. Mais ce mythe paraît avoir une origine toute locale et accidentelle; car, de nos joars encore, les indigènes, dans les plaines de la Sibérie riches en or, croient reconnaître dans les ossements fossiles que contiennent en grand nombre ces terrains d'alluvion, les griffes, le bec, la tète entière d'un oiseau gigantesque. Cependant l'idée même d'un tel oiseau peut avoir été importée en Sibérie depuis la Perse ou llnde, où eUe semble avoir pris naissance. Mais elle y symbolise la lumière (t. I, p. 426), et ne tient en manière quelconque aux Chérubins du paradis, qui, d'après Tétymologie, devraient être des boeufs. (Comp. de Humboldt, Asie Centrale, 1. 1, p. 406.)

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