IV. HÉROS PROTÉVANGÉLIQUES
Nous avons vu le Fils de la femme céder à des dieux es armes et la gloire de triompher du serpent ; recherlions maintenant dans les fastes de l'histoire les héros [uî sont des messies dé>guisés.
D'après les marbres de Paros , Hercule était un peronnage historique qui vivait sous le règne de Pandion it sous celui d'Egée, rois d'Athènes ; tant l'imagination les Hellènes avait su donner de réalité à leurs fictions >rotévangé]iques.
lolaus est pareillement, dans le mythe d'Hercule, un dmple mortel , et cependant il était probablement un nessie phénicien.
Persée a été inscrit dans la liste des rois d'Argos. Mais 1 est fils d'une vierge et de Zeus ; il tue à Joppé le monsre qu'Hercule fait périr sur les rives de la Troade ; Tarse i été fondée soit par lui , soit par l'Hercule syrien, Sanlan. Persée est l'Hercule, le messie des Phérésiens *.
Achille était pareillement celui des antiques Hellènes.
1 M. de Hahn vient de retrouver chez les Albanais ou Arnautes le nythe de Persée dans le conte populaire d'un roi qui a deux filles, 3t qui fait noyer son petit-fils pour ne pas périr de sa main, selon on oracle. La mer rejette Tenfant^ que sauve un berger. Cependant on monstre femelle, une Loubie, parait, qui dessèche toutes les Bonrces. Pour faire cesser la sécheresse, le roi doit livrer au monstre une de ses filles. On l'attache à un rocher. Le jeune homme la voit
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Au moins meurt-il d'une blessure au talon, lui rendait-on des honneurs divins en Élide, en Laconie et dans File de Leucé , et a-t-il sinon Zeus pour père, au moins pour mère une déesse. Cet antique sauveur se sera identifié dans la mémoire des Grecs avec le jeune roi des Myrmidons, qui périt devant Troie, si tant est que le siège dTlon soit un fait historique.
Thésée ne meurt point d'une blessure au talon, il n'est point fils d'une vierge, il ne terrasse point de serpent, et cependant ses exploits offrent tant de points de ressemblance avec les travaux d'Hercule que, sans vouloir nier l'existence historique de ce roi d'Athènes, nous devons admettre que sa vie s'est confondue avec celle du messie des Ioniens de TAttique.
Son ami Pirithoiis était fils de Zeus et d'une mortelle divine, Dia, qui avait pour père lxion=Adam, et il est descendu aux enfers avec Thésée et comme Hercule. H serait donc, au moins par quelques traits de sa vie, le héros protévangélique des Lapithes de la Thessalie.
Peut-être devons-nous élever au même rang un autre héros thessalien, Jason, de lolcos, dont le nom signifie, en grec, le médecin, en hébreu, le sauveur, et qui va dans le pays de l'or combattre et tuer le dragon.
Le nom de Jason est le même que celui de Jasion, fib de Zeus et d'Electre, et amant de Cérès.
Le dragon du mythe de Jason est identique avec celui qui a succombé en Béotie sous les coups de Cadmus. Mais Cadmus est un Mercure, un dieu-Verbe plutôt qu'un messie.
se cache sons an grand bonnet, et assomme à coups de massue U Loubie. Aussitôt les sources recommencent à couler. Le Yainqueur épouse la fiUe du roi (sa tante) et, pendant la fête des noces, fhippe d'un coup mortel, sans le vouloir, son grand-père, dont il deyient le successeur. {Études sur l* Albanie, t. ii, p. i67, en allem.)
Nous retrouvons encore une trace du Vainqueur du serpent, promis à nos premiers parents, dans le mythe suivant deThespies. Cette ville de la Béotie, nous raconte Pausanias, « adorait un Zeus Saôtès (ou sauveur). Autrefois la ville était ravagée par un dragon. Ce dieu ordonna de livrer chaque année au monstre celui des adolescents que le sort désignerait (allusion aux temps des sacrifices humains dans la Grèce primitive). On a oublié les noms de tous ceux qui périrent; mais le sort étant tombé sur Cléostratus , voici ce qu'imagina Ménéstratus qui était amoureux de lui. 11 fit faire une cuirasse de cuivre qui avait à chacune de ses écailles un hameçon dont la pointe était tournée en haut ; s'étant revêtu de cette cuirasse, il se livra volontairement au dragon^ qu'il fit périr en périssant lui-même. C'est pour cela que Ton donna à Jupiter le nom de Sauveur*. >
Chez les Germains et les Scandinaves, Sigurd ou Siegfried, qui est leur Athamas=Adam, est aussi leur messie ; car il a tué sous le tilleul le serpent Fafhir qui gardait le trésor unique de l'humanité ; il a péri traîtreusement égorgé , et , comme Achille, il était invulnérable par tout le corps, sauf en un seul endroit. Seulement cet endroit est non le talon, mais une place du dos de la grandeur d'une feuille de tilleul. Pourquoi cette variante bizarre? c'est que du tilleul de Fafnir était tombée une feuille sur Siegfried au moment où, pour donner à sa peau la dureté impénétrable de la corne, il se plongeait tout entier dans le sang du monstre qu'il venait d'égorger.
Les Germains ont, en outre, cru que leurs messies anticipés avaient reparu dans ceux de leurs grands rois qui les avaient élevés au comble de la gloire et de la
1 Paus. IX, 26.
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prospérité. Ainsi, dans les poèmes héroïques des Allemands, Dietrich de Berne (Vérone) est un composé da messie qui tue le dragon qui a séduit et fait périr rhomme, et de l'illustre monarque des Ostrogolhs, Théo* doric. Peut-être faut-il appliquer à la Vie de Thésée par Plutarque un procédé de critique à peu près pareil à celui dont on fait usage dans Texplication des Niebelungen ou de V Heldenbucli,
Les mythes qui sont sortis de l'antique promesse do Messie, et qui faisaient partie des croyances des païens, o.it lini par ne plus être , dans notre Europe , que des épisodes dont les poètes du moyen âge ont embelli leurs épopées chevaleresques *.
Ce n'est pas à dire cependant que, dans ces temps da moyen âge, il n'ait existé de monstrueux serpents qui auront jeté l'épouvante dans toute la contrée, et qui auront péri sous les coups d'intrépides héros. Ces fûts auraient ainsi ravivé les souvenirs du combat symbolique du Messie contre Satan. Mais les histoires des temps les plus récents présentent trop de ressemblances avec les fables les plus anciennes, pour être véridiques dans tuas leurs détails. Ainsi l'artisan qui fabrique pour le chevalier de Rhode le dragon de bois et de métal, à la vue duquel celui-ci veut habituer son cheval, me parait bien être le même qui avait forgé la cuirasse du Thespien Ménéstrate.
L'Europe orientale et slave possède aussi ses vainqueurs du serpent. L'un est Vladimir, le souveram qui a converti vers l'an 1000 les Russes au christianisme, et qui est devenu leur Dietrich de Berne. L'autre est le héros polonais Crac, le fondateur de Cracovie, qui a déli-
* Saint George à cheval, foulant aux pieds le dragon vainco, eit no simple emblème da Messie çtoiii\& à no^ ^x^im^t^ parents.
vré la contrée d'un dragon terrible, qui demeurait dans une caverne nommée Wawel (on la montre encore aujourdhui). Ce Crac, que les historiens font vivre au temps des Mérovingiens, est un messie déchu de ses fonctions divines et tombé au rang d*un personnage des temps primitifs. Les Polonais ont confondu les origines de leur nation avec celle de l'humanité, et ici, comme partout, les traditions populaires font preuve d'un respect religieux pour l'ordre chronologique des faits, et d'un superbe dédain pour les dates , que les érudits veulent sgouter après coup ^
Les Chinois croient que le saint ou le messie qu'ils at* tendent naîtra d'une vierge, et ils ont attribué des naissances miraculeuses à tous les sages qui l'ont préfiguré et annoncé depuis l'origine du monde jusqu'aux temps de Confucius : à Hoang-ti=rAdam, à Fohi=Abel, à Chinnong=:Seth, à Héou-tsi et Sié, noachides, à Yao, à Yu, à Lao-tseu*.
^ Les Abyssins placent en tête de leur histoire « l'homme Ângabo, qui a régné deux cents ans, et qui a repoussé et tué le serpent qui avait régné avant lui quatre cents ans. » On dirait un mythe proté- ▼angélique, mais le serpent est ici le symbole de la principale divinité qu'adoraient les plus anciens habitants du pays, et la victoire d'Aogabo est celle d'une religion et d'une nation nouvelles sur les indigènes. (Sait, et tout récemment Journal de la Soc. orient, alkm, 1852, p. 351.) Tel est pareillement le sens des nombreuses traditions oii Bouddha (à Ceylan et ailleurs) convertit à sa foi le roi ou les rois des serpents, c'est-à-dire des aborigènes de l'Inde, qui adoraient Dieu sous le symbole de cet animal. De même dans la vallée de Cachemire, où l'on voit des serpents sculptés sur les rochers en plus de sept cents endroits, on adorait, d'après Onésicrite, deux serpents vivants, et ce culte a subsisté jusqu'à rétablissement du brahmanisme dans cette contrée. Le Pen(]yab tout entier porte en sanscrit le nom de pays des serpents* Les Pouranas parlent de l'extermination de la race (du culte) des serpents par Janaméjaya^ fils du roi Parikclilto^ sons qui a commencé l'â^ge actuel du monde.
« y oyez note D,
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Lao-tseu \ivail dans la période qui vit nattre Bouddha et Zoroastre. Ses adorateurs lui donnèrent pour mère une vierge, parce qu'ils voyaient en lui le saint qui est l'espoir de la Chine. La foi des mazdéiens a de même enrichi la vie de Zoroastre de prodiges ou d'exploits que le vrai Sauveur pouvait seul accomplir, et en Grèce, Pythagore et Platon passaient pour être nés de vierges.
Le héros des Mandchoux» qui (avant le Déluge) a rétabli la paix parmi eux, Fan-tchha-kîn, était né d'une vierge fécondée par un fruit rouge qu'avait laissé tomber sur elle une pie*.
Aux frontières de la Chine, Apao-khi, le fondateur d'une dynastie tungouse ou mongole, naquit de l'épouse de Saladi, qui avait vu en songe le soleil tomber dans son sein*. C'est le même mythe que celui de la naissance de certains Bouddhas.
Une vierge, dit-on encore , a été la mère de Ginglskhan, de Tamerlan.
Le grand héros mytliique des Kalmouks et des Mongols est Guessour-khan, dont les exploits offrent plus d'un trait de ressemblance avec ceux d'Hercule, vainqueur de l'hydre de Lerne. Son ennemi Andoulman-khan avait cent bras, cent yeux et cent têtes, et à mesure que Guessour lui abattait de son glaive cinq de ses têtes, elles étaient aussitôt remplacées par d'autres.
£n Amérique, Mexitli n'est pas le seul personnage qui soit né d'une femme par un miracle. Mais les autres nous paraissent être ou des dieux, comme Urasana des Manacicas, fils d'une Grande-Mère, ou des Adams, comme le premier chef des Mandans, ou des personnifications de
1 Klaproth, Mémoires ^ t. i, p. 442.
* Klaproibf Tableaux hiitor. de VAsie,^. ^"è. VSè.
b primitive humanité, comme au Brésil le fils de la fierge qu'aimait Maire Poxi.
y. Messies et dieux sauteurs futurs.
Plusieurs des peuples qui avaient anticipé sur la venue du Messie en inventant de faux sauveurs, sentaient cependant que trop de misères pesaient encore sur eux pour que leurs désirs de bonheur fussent satisfaits et leurs espérances de salut comblées. Ils crurent donc en un sauveur futur qui viendrait achever l'œuvre de son antique prédécesseur, et qui même remplacerait sur le trône de l'univers le dieu actuel.
En Grèce, Thétis, qui est la même que l'épouse d'Océan, Téthys, et qui représente plus particulièrement la terre organisée , serait devenue l'épouse de Zeus ou de son frère Poséidon, si l'interprète des oracles (des décrets étemels), Thémis, n'avait pas annoncé que c le fils qui naîtrait d'un tel hymen lancerait des traits plus redoutables que la foudre ou que le trident^ et serait plus puissant que son père. > Thétis est mariée à un mortel. Pelée, afin que son fils Achille périsse dans les combats ^ Or Achille est un messie qui meurt et ne ressuscite pas, et Ton dirait que les Grecs avaient de l'homme-Dieu sauveur une idée si haute, qu'ils n'ont pas osé le faire naître immortel pour que son culte ne s'établît pas sur les ruines de celui de Zeus.
Dans la religion nationale de ce même peuple, Dionysus, fils de Sémélé, simple mortelle, et de Zeus, personnifie la joie que le vrai Libérateur pouvait seul donner aux Hellènes, et qu'ils croyaient avoir déjà reçue de ce dieu nou-
1 Pwd. Jstbm. 8.
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veau. Mais les Orphiques allaient plus loin et pensaient que Zeus, qui avait détrôné Cronus, devrait à son tour céder le sceptre à Dionysus*.
Vichnou, qui s*est déjà incarné dans Crichna, apparaîtra pour la dixième et dernière fois sur la terre sons le nom de Kaligi , V Incendiaire, Tenant en la main une épée qui brillera comme une comète, il viendra dans les nuées du ciel sur un cheval blanc et ailé, qtii d'un sed coup de pied brisera la terre. Le monde périra par le feu, et rage actuel, Kali-Youga, fera place auSati-Yooga, au nouvel âge d*or.
A Rome, au temps d*Âuguste, on attendait un roi qm ramènerait Tàge d'or, et ce roi mystérieux devait être certainement un être surhumain, un demi-dieu*.
C'est ainsi que les Mexicains s'attendaient à voir revenir, du côté de l'Orient, un de leurs antiques rois quand il aurait achevé le tour du monde. D'autres Américains avaient placé leurs espérances sur certains enfants dn soleil, qui arriveraient aussi depuis les lieux où cet astre se lève.
Mais le plus remarquable des faux messies à venir, c'est le saint des Chinois, qui fait le sujet principal d'nn des livres de Confucius. Ce saint est un homme qui, par son humilité, sa charité, sa perfection morale , est de-
1 On cite d'ordinaire, d'après Boulanger, un oracle de DelpbM, relatif à la future naissance d'un fils d'Apollon , qui amènerait U règne de la justice. M. Nicolas explique même par cet oracle la fin, bien connue, du second dialogue d'Âlcibiade. Mais les mots soulignés ne se lisent pas dans Plutarque (Lysandre, 26), et l'oracle entier est une invention de Lysandre.
* Les prophéties bibliques ont pu raviver, mais n'ont pas créé \» espérances d'un Sauveur, qui agitaient l'Occident et l'Orient à U venue de Jésus-Christ. En Italie, elles s'appuyaient sur les oracles do ia Sibylle,
LE photevangîlë. 93
Ténu Dieu ; il est V Homme-Binn ou Céleste^ le Ciel visible, le médiateur entre le ciel et la terre, le restaurateur de rhumanité et de la nature, le roi du monde.
Les Perses, qui avaient pour médiateur Mithras, attendaient, et les Guèbres attendent encore, la venue de So- Biosch , YUtile. Il naîtra d'une vierge, qui se baignera dans un lac où Zoroastre a laissé de sa vie, et, lorsque le mal sera parvenu à son comble, il apparaîtra sur un cheval blanc comme Vichnou, pour écraser Âhriman, faire périr le monde par le feu, ressusciter par la puissance d'Ormuzd tous les morts en leur donnant à boire de Vhom blanc, et séparer les bons et les méchants *.
Avant Mahomet, les Arabes, au dire de Boulainvilliers, avaient d'antiques traditions relatives à un libérateur qui viendrait c sauver les peuples. » Leur prophète s'est donné pour le Paraclet promis par Jésus à ses disciples, ftn devrait donc croire l'espérance d'un autre sauveur Étrangère à l'islam. Les Sunnites ou les orthodoxes, en effet, ne la connaissent point ; mais elle est très-vivante chez les sectaires , en particulier chez les Persans, qui ittendent sinon un messie, du moins deux prophètes , Mi et Mahadi, pour qui l'on tient dans plusieurs villes des chevaux tout scellés et bridés.
A Sumatra, le roi mahométan d'Achin se rendait chaque année en grande pompe dans la mosquée pour y chercher le messie, qu'attend à la porte un éléphant
< Diaprés M. Fréd. Spiegel, Sosiosch aurait été dans les premiers temps une désignation générale comme celle de prophète. (Avesta, p. 244.) Nous aurions donc, en Perse comme en Chine, des Saints et le Saint, et dans ces deux pays, comme en Judée, des hommes préeursears et types du Messie. — M. Spiegel entre (p. 32) dans des détails fort intéressants sur l'eschatologie des Perses computée à ceUe des Jm&.
très-richement orné, et comme ses perquisitions sont inutiles, il retourne au palais sur cet éléphants
Tous les peuples bouddhistes sont pareillement dans Tattente du retour de leur dieu, les Japonais et les Clnnois non moins que les Siamois, les Laos, les Péguans. Chez les Mongols , Thomme dont on attend la venue, c*est un guerrier qui viendra a leur tête, venger sur les Chinois, les vêpres mongoles de 1368 ; c'est, d'après on chant fameux, Timour , qui renaîtra et les conduira de nouveau à la conquête du monde*. Chez les Kalmouks, qui sont aussi bouddhistes, c'est le dieu Maidiry, fils do dieu des enfers et d'une vierge japonaise , qui régnera sur la terre peu avant le grand incendie, et qui succédera ensuite dans le ciel ù Bouddha.
Il va sans dire que les Juifs, pour avoir crucifié le vrai Messie , n'ont point renoncé à l'espoir de le voir enfin mettre un terme à leurs souffrances. De même, à Sichem, les derniers restes des Samaritains, se fondant, au défaut des Livres prophétiques qu'ils rejettent, sur Deatéronome XVIII, 15, tournent leurs regards vers l'avenir qui leur donnera leur Hathab, celui qui ramhie par la repentance et qui pardonne.
Enfin , nous citerons, après et avec les Juifs, les Karens de l'Indo-Chine. D'après d'anciennes prophéties, Dieu réveillera d'entre les morts un de leurs ancêtres, qui sera le précurseur de leur salut ; ou le grand Patient doit bientôt reparaître ; ou Dieu prendra la figure humaine et descendra sur la terre. « Jehovah, dit un chant traditionnel, reviendra au temps de la moisson ; construisez-lui une demeure. Jéhovah reviendra cette année encore ; préparez à Jéhovah un lieu de repos'. >
1 Ainsi en \bQ9,Hist. génér. des voyages, 1. 1, p. 366.
* Hue, Souvenirs d'un voyage dans la Tartarie, 1. 1, p. 85 sq.
> Magasin de Bàle, 1837, p. 33^.
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Nous pouvons donc bien répéter avec Boulanger : c II i*y a eu aucun peuple qui n'ait eu son expectative de 3ette espèce *.» Mais, ce qu'il y a de plus remarquable, B^est que si t l'orient est pour les Américains le pôle de Tespérance , » les Chinois le cherchent à leur occident, rt entre ces deux extrémités de la terre sont l'Eden, où a promesse du Sauveur a été faite au premier Adam, ît la Terre d'Emmanuel, où le second Adam l'a réalisée.