DU LIVRE SIXIÈME
NOTE C. page 75.
Le mythe de Lilaolané n'est-il point l'histoire altérée de Jonas? 1 l'histoire de Jonas n' est-elle point un mythe tout pareil à ilui de Litaolané? Telle est la question que se font sans doute lusieure de nos lecteurs , et h laquelle nous répondrons ici en lisant rentrer plusieurs autres faits dans la discussion.
Certains esprits, trop prompts à saisir les ressemblances, réuiraient dans le môme groupe : Jonas; Litaolané ; Hercule passant fois jours dans le ventre du monstre qui devait dévorer Hésione Q Troade ; Crichna englouti par un monstre ; Vainâmoinen faiant un long séjour dans le ventre de Fimmense géant Wipunen; es dragons qui, dans les éclipses, vont avaler le soleil ou la lune ; Niis, comme Tenfer est un dragon dont la gueule est toujours ïéanle, la descente aux enfers d'Hercule , de Thésée , d'Orphée, le Jésus-Christ.
Mais d'abord c'est aller contre toutes les règles de l'interpréation des mythes, que d'identifier un serpent avec un monstre, H un serpent ou dragon céleste avec des monstres terrestres. lïans les mythes des éclipses, le dragon est le symbole du dieu lu Temps, de l'Éternel, et n'a absolument rien de commun avec es monstres des fables dont la scène se passe ici -bas.
Ces monstres symbolisent le Déluge qui a englouti l'humanité, H avec elle (disait-on\ le dieu, le messie qui la protégeait. Celui- «ia su la sauver d'une ruine imminente en mettant fin au cataclysme, en tuant le monstre. C'est là le sens des mythes d'Herîule en Troade , de Litaolané, de Crichna.
Quant au poisson de Jonas, c'est un cétacé de chair et d'os. En effet, le récit biblique est bien celui d'une délivrance miraculeuse, mais le miracle, tout invraisemblable qu'il soit, n'est nullement impossible. ( Voyez notre dissertation sur Jonas dans ^Explication des douze derniers Livres prophétiques de l'Ancien 'ftttament, Neuchâtel 1841.) Puis, l'auteur du Livre de Jonas entend i*aconter un événement historique, et non une para\)o\^« \i^
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j^. k> {«Yfi>H«i^ qm. avftDt Esdras, avaient admis ce liYre dans \e T^Di.l des itTiU insfiirés. étaient mieux placés que personne f<c*ur ju{:er de son authenticité. Enfin, le Sauveur n'aurait pas cbe-ncbr dans une lé^rende un tvpe de sa mort et de sa résnrrectic»D. O E'e<4 pas d'ailleurs le seul cas où des événements de rhistoire* dt^ Hciw^eiii ont un faux air de ressemblance avec les £ftbles des païens, soit qoe les paîois pressentissent confusément ce qui devait un jour se faire pour le salut de Fhumanité, soit que r Éternel se plût à réaliser par des dispensaticms providentielles ou par de vrais miracles leurs capricieuses imaginations, soit que les béros bébreux s'inspirassent des exploits fabuleux des divinités de leurs voisins.
L'histoire de Jouas a-t-^le peut-être concouru à former le mythe phénicien et troyen d'Hercule ? Nous ne le pensons point. Le chiffre des trois jours que le demi-dieu passe dans le corps du monstre a un sens symbolique plutôt qu'il n'est un emprunt lait à r histoire du prophète hébreu.
Si Jouas est un personnage réel, comment nier la véracité des Saintes Écritures, du Nouveau Testament, nous racontant et nous exptiquant la mort de Jésus-Christ et son retour à la vie? Sa descente aux enfers est l'accomplissement des ardents désirs de résurrection qui avaient produit les mythes païens d'Orphée, de Thésée et d'Hercule.
Ainsi l'analyse décompose le groupe que nous avions sounns à son opération, en quatre éléments tout à fait distincts : des mythes astronomiques, des mythes diluviens, des mythes de foi et d'espérance, et, en Judée, deux faits miraculeux.
NOTE D. page 89.
Dans le Livre des vet^s (m, 2. 1), Héou-tsi, l'aïeul de la dynastie Tchéou, a pour mère Kiang-Yuen , qui était stérile ; eBe épanchait devant Dieu ses prières , elle multipliait ses sacrifices, et un jour qu'elle avait arrêté ses pas sur la trace qu'avait laissée, imprimée sur le sol, le pied du souverain Seigneur, elle