‹ Le peuple primitif, sa religion, son histoire et sa civilisation;Chapitre 41 sur 158 · V. MÉTHUSÇALAH · texte numérisé non relu

V. MÉTHUSÇALAH

La longue vie que la Genèse attribue aux patriarches, par là même à tous les Antédiluviens , était attestée , i dire de Josèphe, par des écrivains chaldéens , égyp- 3ns , phéniciens et grecs, en particulier par Hésiode, mt Tautorité est fort considérable*; puis, par la légende irygienne d'Hénoc, par le mythe éthiopien de Memnon. ces témoignages anciens sont venus se joindre : ceux » Chinois ; ceux des Hindous et de tous les peuples mddhistes qui caractérisent les âges du monde par le k;lin progressif de la vie humaine ; celui des Caraïbes ms le mythe si remarquable de Kururuman ; celui des irolins dans le mythe d'Erigiregers ; ceux des Hindous . des Scandinaves qui nous racontent à propos de TÂmta et d'Iduna comment la vie de Thomme a été abrégée )rè8 le Déluge.

n ne se pouvait qu'un fait aussi extraordinaire qu'une e de huit à neuf siècles ne donnât lieu à quelques myles; et le héros de ces mythes devait être celui des paîarches dont la carrière avait été la plus longue, Méinsçalah. Nous le verrons figurer parmi les rois de Egypte, immédiatement avant Nitocris ou le Déluge, ous les noms de Méthousouchis et d'Apappus. Nous 008 , le transformons à notre insu en une sauterelle , [nand nous disons : Vieux comme Méthusalem ; car »al'sam en hébreu signifie sauterelle. Or le personnage itythique de la Grèce , qui seul a subi cette même métamorphose , c'est Tilhon , pour qui l'Aurore avait ob-

^ Voyez Heidegger, ffittùria sacra pair tare. ^ t. 1, p. 358 sq.

102 LES SETUITES.

tenu l'immortalité sans la jeunesse, et qui était si vieux qu'on devait le coucher comme un enfa un berceau ^

A Tithon vient de titthé, en hébreu dad, thad, le sein,^ le nourrisson^ le vieillard redevenu enfiint. Nous ne sa^ vient la forme de Méthusalem, qui ne se lit ni dans la Vi dans les Septante.

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