Les hommes , les dieux et les Néphilim
Les hommes et les dietix.
La Genèse distingue de la foule des hommes, ha Adam, à race des dieux, ha Élohim, qui sont, à notre avis, les •atriarches sethites et leurs familles.
Par une coïncidence fort remarquable, le même mot 'Elohim désigne, dans Sanchoniaton , les grands, les 'Hissants d'entre les Antédiluviens , ceux dont Saturne it ses auxiliaires dans sa lutte contre le Ciel.
De même, dans le Rig-Véda, le terme de déwas ou de lieux a précisément le double sens que nous attribuons i celui d'Éiohim. Il s'entend à la fois de divinités plus anciennes qu'Indra, voilées et mystérieuses comme TÉlohim >ibliqae, et d'une race sacerdotale qui préside aux sacri- ^ces, et qui se dessine nettement au milieu des autres
Les Géants.
Hommes et Dieux , tous étaient d'ailleurs des géants. ^ûe vie de neuf siècles suppose une autre stature qu'une ^^ de quatre-vingt-dix ans , et cette hypothèse se con-
firme par le mot hébreu de Réphàïm, qui signifie à la fois ombres et géants. Les premières ombres qui ont peuplé les enfers ont été les Antédiluviens, qui étsuent tous des géants. Voilà pourquoi, dans les traditions scandinaves, c'est la race des géants qui périt dans les flots du Déluge; pourquoi, au Mexique, le premier âge se nomme celui des géants, et au Michoacan des géants échappent seuls au cataclysme ; pourquoi une tracUtion arabe fait vivre avant le Déluge sept géants, qui font place à Noê et aux races nouvelles ; pourquoi le Méthusçalah de rÉgypte est un géant ; pourquoi, chez les Celtes, un géant impie a été englouti dans un lac enchanté ; po^^ quoi les Orphiques désignaient par le nom de Titans toute l'humanité antédiluvienne ; pourquoi Hésiode fiiit naître ses Géants à la pn de la grande sécheresse qui est suivie des temps de puissance et de gloire des Gaînites; pourquoi les Géants sont, dans Homère, une race soperbe et criminelle qui périt avec son roi Eurymédon*.
Les filles des hommes.
Dans la Genèse, l'expression emphatique de filles (to hommes marque le rôle tout nouveau que la femme jouait depuis Nahéma dans la société humaine.
^ Lès TitaDS, dans Hésiode, sont les dienz d'une reUg^on antérieure, qui se sont rendus agréables à Zeus, et parmi lesquels svaH pris place Japet, le père des héros fictifis et antédiluviens, Promé' thée et Atlas. Homère, semble-t-il, croit les Titans plus nombreux que ne le pensait Hésiode; mais ils sont aussi des dieux ; c'est même par eux que jurent les habitants d'Olympe; seulement ils n'habitent plus les cieux, ils vivent sous terre, et à ce trait nous les reconDsi*sons pour des représentants du monde antédiluvien. — La Titanomachie qu'on a intercalée dans la Théogonie d'Hésiode, ne pen^ être de ce poëte ; car il y est question des phalanges des Titan*. C'est Je langage des Orphiques.