UN CHAOS
ui était primitivement un grand dieu ; chez les Groénindais , à un soi-disant homme qui est un dieu ; chez 3s Kamtschadales, à Kutka, autre dieu rabaissé au rang les mortels. Ces différents dieux produisent, après le téluge, soit les animaux et les hommes, soit les hommes euls, ou changent les animaux sauvés en hommes. Le Dythe du géant, de la femme , et du chien qui de nuit »t un beau jeune homme, nous apprend que les sauvâmes de l'Amérique boréale s'expliquaient le repeuplement le notre globe par Faction fécondante des chaleurs de 'été (le chien) sur la terre (la femme), et par une intervention directe de Dieu (le géant). On sent d'ailleurs dans 4)us ces mythes l'intention bien marquée de distinguer le la première et véritable création, cette seconde créa- Ion, et cette distinction se fait par la mention de sub- ^nces préexistantes dont le dieu tire les nouvelles races i'étres : les hommes sont formés des animaux vivants ou norts, les animaux de morceaux de bois, et le continent l'un peu de terre tirée du fond de la mer.
Les moucherons, d'après un conte (berbère) du Maroc, es insectes, d'après les Sékiisbéiklous, dateraient du Déage et proviendraient soit d'un acte créateur de Dieu , u>it des cendres du serpent qui est ici l'animal typhodien, l'ennemi de l'homme. Ce dernier trait tient au dualisme perse. Mais il est certainement digne de remarque ipie, d'après Nicaudre, ce soit du sang des Titans, c'est-àîire des Antédiluviens, que soient nés tous les animaux venimeux. D'anciens mythes, bien connus, font sortir les aibeilles des entrailles d'un taureau égorgé ou de la terre entr'ouverte par le Déluge. On disait aussi les mouches à miel découvertes par Bacchus, le dieu de la vigne postdiluvienne. Enfin, Pline, qui prend à la lettre les antiques fables, croit que les abeilles, les guêpes , les scarabées provienne!}^ des cadavres de certains animaux. C^sV^iV^
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178 lE DÉLOGE
gcolopeà nous dire si nos insectes ont bien rédlement été créés après le Déloge.
Chez les BattaSt la nonvelle humanité a pour mèreuie déesse, dont Téponx est inconnu, et qui est probabtement qnelque dÎTinité de la nature comme la femme di mythe du chien. Les trois fils et les trois filles de la déesse malaise répondent trop exactement à la famille de Noé pour ne pas s'expliquer par elle. Nous les retrouvons â Tahiti, mais issus d*un homme qui est né du sable de b mer et de sa fille. Cet inceste mythique fait pendant à celui de Manon et dlda=Iris.
Cette femme qui apparaît après l'homme, et qui est id sa fille, là l'œuvre de ses prières, n'est au fond pas autre qu'Eve formée après l'homme et de l'homme. Les Indien! d'Esséquibo ont même transporté après le Déluge le fait d'Eve que Dieu présente à Adam à son réveil. A Haïti et au Canada , la femme a été créée pour devenir réponse des hommes sauvés du Déluge.
11 était d'autant plus aisé aux païens de prendre la renaissance de l'humanité pour sa création, qu'ils savaient que les Antédiluviens étaient une race de géants fort & férente de la nôtre. C'est là précisément ce qui foitfe prix de la tradition Scandinave : Bergelmer=Noé apptf* tient à un autre monde que nous, et ce n'est qu'après II destruction des anciens géants, noyés dans leur propre sang, qu'Odin forme les ancêtres de notre humanité actuelle.
Enfin, quelques peuples, sans aller jusqu'à faire de l'époque diluvienne un temps de création, et de notre race, dont la vie est courte et la taille petite, une espèce distincte de celle du premier monde, ont tenu du moins à marquer par un prodige la ligne de démarcation entrB les deux humanités. Les hommes qui ont repeuplé l6 monde après le cataclysme) ^ux Ti<êf&> ^XL^^^je»^ despie^